‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 273 sur 980 · NEZ. — INDICE NASAL DU VIVANT · texte numérisé non relu

NEZ. — INDICE NASAL DU VIVANT

nez à la Société d’anthropologie, je créai deux indices pour le vivant : l’un, le rapport de la largeur à la hauteur ou indice nasal de largeur ; l’autre, le rapport du diamètre antéro-postérieur à la base ou de la saillie à la largeur ou indice nasal antéro-postérieur . Les résultats généraux auxquels on arrive avec les deux sont si semblables que j’ai renoncé au second comme superflu.

Tout est harmonique dans les variations du nez : les artistes ont depuis longtemps dit que la largeur interorbitaire changeait comme la largeur de la base du nez, ce que nous verrons plus tard. Les narines en sont une nouvelle preuve : leurs formes elliptiques, allongées, parallèles l’une à l’autre, vont avec les nez saillants et étroits ; les narines bout à bout ou couchées obliquement avec les bases de nez courtes et larges, les narines intermédiaires avec les nez intermédiaires, si bien qu’étant donné un seul trait particulier du nez, on peut reconstruire tous les autres. On comprend par là la haute importance de l’indice nasal de largeur sur le vivant, qui reflète ce que j’appellerai, comme eût dit jadis Pruner-Bey, l’architecture du nez, ou comme eût dit Etienne Geoffroy Saint-Hilaire, le plan suivi par la nature dans la confection de cet organe incompris.

Nous avons décrit tout à l’heure à l’aide du profil une série de types de nez plutôt européens, ayant un trait commun : la leptorhinie. Un second type général dans lequel je ne saurais établir de distinction est celui des races jaunes : nez petit, court, large à la racine, fin à la base, à lobule détaché, comme déprimé entre les deux ailes, à arête dorsale à peine indiquée. Un troisième type général est celui des races noires et nègres, très variable, mais toujours très platyrhinien, pouvant se réduire peut-être à deux types : le mélanésien et le nègre d’Afrique. Dans les deux les cartilages de la base sont mous et dépressibles, l’ensemble est large, plat et court ; mais chez le type mélanésien dont la plus haute expression s’observe chez l’Australien et le Tasmanien, la base est lourde, massive, boursouflée, à ailes très développées, épanouies; tandis que le type d’Afrique est relativement petit et fin, et se rapproche un peu de quelques types des races jaunes. Voir les nez de profil de 6 à 8 de la figure 31 et ceux de face de la figure 33.

Quoiqu’il en soit, l’indice nasal du vivant rend les grandes distinctions que nous cherchons à rendre.

Indice nasal du vivant. — C’est le rapport de la largeur totale maximum de la base du nez, en dehors de ses ailes, à sa hauteur, de la racine au point d’insertion de la sous-cloison. La première mesure se prend à un demi-millimètre près ; on effleure la peau sans la déprimer. La seconde est plus délicate. En bas, on porte la branche du compas en arrière sur l’attache de la sous-cloison et, par un mouvement doux de bas en haut on l’appuie contre l’épine nasale qui en définitive est le point de repère. En haut, lorsque la racine est bien dessinée, rien de plus facile, on prend le point le plus profond sans s’inquiéter de chercher la suture, qui n’est

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