DIVERS
34 Tasmaniens (Flower) .
23 Fidjiens — .
24 An daman s — .
100 Esquimaux (Bessels) .
100 Papous de la Nouvelle-Guinée (Mantegazza). 220 Nègres d’Afrique (Flower et Davis) .
47 Finnois d’Helsingfors (Callamand). . . .
135 Nègres de Fernand Vaz (Topinard) . .
67 Chinois du musée de Leyde (de Koning)...
1000 Bavarois (Ranke) .
1000 Parisiens (Topinard) .
j 21 Noirs de l’Inde, Maravars (Callamand).
D ( 14 — divers . —
116 Kanakes. Iles Sandwich (Davis) . . .
La série la plus pure de ce tableau si la petitesse de l’écart en est le signe, est celle des Tasmaniens; les 32 de Broca aussi bien que les 34 de M. Flower donnent l’écart le plus faible avec de part et d’autre cependant un chiffre respectable de cas.
Celle qui ensuite paraît mériter la même épithète, si l’on s’en tient à la liste de Broca, est celle des 10 Parias de Calcutta; l’écart n’y est que de 9. Mais plus loin une série semblable, mesurée par M. Callamand, en s’élevant comme nombre à 21, s’élève comme écart à 13,2. A côté enfin, une série de même nature envoyée de Londres à l’Exposition de 1878, donne un écart de 18,7. Le premier résultat si favorable est donc l’effet du hasard et le mot de pur aurait été très mal placé. La série des Esquimaux de Broca entre aussi dans les conditions du mot pur, mais lorsque de 21 leur nombre passe plus loin à 100 sujets, l’écart double ; et cependant les Esquimaux de Bessels sont d’une même provenance, très délimitée, du détroit de Smith. Les indices élevés y seraient-ils dus déjà au croisement avec les Danois?
Viennent ensuite les séries des Australiens, en apparence du moins,
INDICE CÉPHALIQUE. — SÉRIATIONS. 381
dont les 27 de Broca ont un écart de 10, et les 54 de M. Flower, un écart de 10 aussi.
Parmi les séries qui ont le plus de droit à la dénomination de pures, sont les 19 crânes de la caverne de l’Homme-Mort dans la Lozère, à l’époque de la pierre polie ; les 34 de la grotte de Baumes-Chaudes dans la Lozère, qui sont de la même époque et de la même population, les 24 Andamans et les 23 Fidjiens montagnards. Leur écart est de 10 à 11. Partant de là, les Basques d’Espagne qui, malgré leur nombre notable de 60, n’ont qu’un écart de 11, devraient être considérés comme purs. Parmi les séries dans lesquelles nous pourrions nous attendre à voir un écart faible se trouvent les Auvergnats, les nègres de Fernand-Vaz rapportés du Gabon par du Chaillu et que j’ai mesurés au musée Britannique, et peut-être les Polynésiens des îles Marquises ; et cependant leur écart s’élève à 16 et 19. Dans les dolmens de la Lozère, où deux races très opposées étaient mêlées, les dolichocéphales autochtones et les brachycéphales conquérants, l’écart de 20 se comprend; de même celui de 20 ou de 22 chez les Chinois, composés d’éléments brachy et dolichocéphales les plus différents. Mais pourquoi la série des grottes de la Marne n’a-t-elle que 14 unités d’écart, lorsque les mêmes éléments sont en présence, que dans les dolmens de la Lozère? Toute la différence viendrait-elle de ce que dans la Lozère les races étaient côte à côte, à l’état de simple mélange et que dans la Marne elles ont commencé à se fusionner?
Les exemples qui montrent le mieux la complexité de la question des variations et l’influence du nombre, sont les deux séries de 1,000 chaque des Bavarois et des Parisiens, la première contenant des hommes et des femmes, la seconde réduite aux hommes. Ces deux populations, bien que sur place nous soyons enclins à un sentiment contraire, ne se distinguent pas de la plupart des autres peuples ou peuplades du monde, par des origines plus compliquées ou par une diversité plus grande. La série des Bavarois est composée d’habitants de la montagne comme de la plaine. Eh bien, l’écart s’élève dans les deux à 27. Qu’on le compare à l’écart total de l’humanité qui est de 36, ce sont les deux tiers. Après cela, on comprendra les assemblages de crânes que le hasard peut amener dans les petites séries de 10, 15 et 30 crânes dont nous nous contentons souvent.
Méthode de la sériation. — Les variations individuelles de l’indice céphalique sont donc petites ou grandes, suivant l’importance des séries et suivant des circonstances multiples qu’il faut prendre en considération et analyser. La façon de les connaître par l’écartement fortuit entre le maximum et le minimum est brutale et ne suffit pas. Celle de la distribution des cas particuliers en une série linéaire, suivant la méthode de la sériation lui est bien préférable.
Procédons par exemples successifs : d’abord sur un premier lot pris dans des séries faibles et à écart peu étendu.
Ce tableau comprend sept séries allant des plus dolichocéphales aux plus