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CHAPITRE XII

lissaient leurs morts dans des cimetières, et les corps étaient mis par rangées (Reihengraber). Le pays était occupé par les Celtes, sédentaires et cultivateurs.

L’influence alemane n’eut qu’un temps, l’élément celtique reprit progressivement le dessus et la dolichocéphalie cède la place à la brachycéphalie. Les deux séries empruntées au Crania meridionalis de M. Ecker en sont l’expression aux deux époques (1).

La méthode de la sériation met ainsi sur la voie de questions curieuses ; elle ouvre des horizons, suscite des hypothèses, mais elle n’est qu’un adjuvant des autres méthodes et appelle le concours de toutes sortes de renseignements puisés dans l’histoire, l’archéologie, les mœurs et coutumes, les langues, etc. Voici de nouveaux exemples de séries graduellement plus fournies. Les trois dernières concernent le vivant.

La première comprend les 135 crânes du Fernand Vaz, dont 96 ont été mesurés par Owen ; le reste était encore en caisse lorsque la totalité fut généreusement mise à ma disposition. Il est donc difficile d’avoir une provenance mieux déterminée et unique. Eh bien, là encore nous ne trouvons pas le maximum de fréquence unique que voudrait Quetelet, ni même deux maximum. Les 17 à 75, si semblables comme nombre aux 16 à 77, ne peuvent guère être regardés comme tels. La médiane tombe quelque part entre 75 et 76, c’est-à-dire à 7 unités de distance de l’extrémité supérieure de la série, et à 10 de son extrémité inférieure. La moyennede 75,8 tombeégalement au même point; l’écart probable de Gournot, c’est-à-direla moitié des cas de la série, s’étendrait de 73 incl. à 77,5 environ. Il n’y manque qu’une apparence quelconque de répartition conforme à la courbe de probabilité. On répondra que les nègres du Fernand Vaz sont de tribus différentes et que, sur ce point de la côte d’Afrique, existent des races très dissemblables, très mélangées. Certainement c’est le motif de ces irrégularités, mais en tous pays l’unité de race est non moins problématique ; ce que nous voyons là est la règle.

La série des Chinois au nombre de 112, dans laquelle j’ai réuni les Chinois de Broca, ceux de M. Flower et ceux que M. de Koning a bien voulu mesurer sur ma demande par la méthode française, à Leyde, est encore plus hétérogène. Peut-on dire qu’elle ait deux maximum, l’un à 76, l’autre à 78? Il faudrait alors signaler la recrudescence qui se trouve à 83. Le plus remarquable dans cette série ce sont les deux petits groupes se détachant aux extrémités; la déduction à en tirer, conforme à ce que les renseignements et d’autres caractères disent, c’est qu’il n’y a pas de races chinoises, mais un composé chinois de toute origine.

Les séries de la fin du tableau, l’une des crânes de Mériens de M. Bogdanoff, les autres de vivants divers ne sont pas plus satisfaisantes. On y voit plutôt des plateaux que des sommets de courbes. Les deux sommets à 73

(i) P. Topinard, De la notion de race en anthropologie, Pievue d’antbr., 1879, p. 640.

INDICE CÉPHALIQUE. — SÉRIATIONS. 387

et 76 sont très nets dans la première : le plateau est très accusé de 74 à80 chez les Italiens méridionaux des États de l’Église et des deux Siciles.

Avec la série de 1,000 Bavarois de M. Ranke nous devrions atteindre au but et avoir la sériation idéale cherchée. La médiane y est en effet à

Ind. céphal.

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