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CHAPITRE XII

de démarcation jusqu’en Savoie, mais en s’associant à d’autres caractères crâniens dans le golfe de Gênes qui ont fait se demander si là, sous le nom Ligures, il n’y apas une race nouvelle à distinguer. Descendant en Italie à travers l’ancienpays des Etrusques qui devaient être dolichocéphales, et des Ombriens qui devaient être brachycéphales, à la hauteur des anciens États de l'Église, les dolichocéphales, jusque-là clairsemés au milieu des brachycéphales prédominants, augmentent. Ils se multiplient dans l’ancien royaume de Naples, et à leur tour constituent la majorité dans la Sicile et les autres îles de la Méditerranée, surtout dans la Sardaigne, qui paraît devoir donner la clef du problème. Cette race dolichocéphale, petite et brune, intéresse tout le pourtour occidental de cette mer et serait la même que celle des Basques d’Espagne, supposés purs, des anciens Ibères et enfin, non des Berbers comme on le répète à tort, mais des anciens Lebou signalés dès le cinquantième siècle^ avant Jésus-Christ dans les annales égyptiennes ; les Guanches et les Corses s’y rattacheraient, ainsi que l’avait entrevu Broca.

Il résulte de ce rapide résumé que nous aurions voulu toujours appuyer avec les chiffres que nous avons rassemblés, qu’en Europe on rencontre, en laissant de côté les Finnois et les Lapons brachycéphales, au nord-est, les Turcs vers le Bosphore et les Ligures brachycéphales sur lesquels j’aurais beaucoup à dire, sans parler d’autres races éteintes que l’on entrevoit, mais dont il est préférable de ne rien dire encore, quatre races fondamentales : l’une centrale, qui s’étend de la petite Bussie et de la Pologne aux montagnes de l’Auvergne et même delà Galicie en Espagne, y forme une masse compacte, et se répand plus ou moins au nord dans toute cette étendue au-dessous de la suivante; 2° la seconde septentrionale, disposée en

croissant, ayant son maximum de condensation en Ecosse, en Suède et en Islande et s’infiltrant au sud au milieu delà précédente en lui communiquant de préférence ses cheveux blonds, ses yeux clairs et son teint fleuri; 3° la troisième méridionale et subafricaine, que l’on peut désigner sous le nom d’atlante ou de méditerranéenne ; 4° enfin une race finnoise dolichocéphale qui, aux temps préhistoriques, antérieurement aux grandes masses des brachycéphales, a bien pu s’étendre loin vers l’ouest et donner la main à la race méditerranéenne. Mais d’où sont venues les deux premières, la brachycéphale du centre et la dolichocéphale duNord? où étaient-elles à l’époque quaternaire lorsque la Scandinavie était couverte de glaces et qu’une vaste mer couvrait la Prusse et la Russie jusque vers Kieff au sud ?

Pour les autres indices moyens des quatre parties du monde, nous nous abstiendrons de commentaires partiels. Parmi les ouvrages auxquels nous renvoyons, se place en première ligne le Crania ethnica , la Revue d'anthropologie, le Catalogue du musée de Hunter, etc. (1).

(1) Dans l’impossibilité de donner toutes les sources auxquelles nous avons puisé., nous nous bornerons à quelques-unes, renvoyant pour les autres aux indications bibliographiques semées dans cet ouvrage. Aux chapitres à venir relatifs à l’anthropométrie notamment,

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