CHAPITRE XIV
mais la différence de 12 centimètres était trop formelle. D’où la nomenclature ci-après :
Nomenclature de la taille 'pour la femme.
Mètres. •
Hautes tailles . lra,58 et au-dessus.
Tailles au-dessus de la moyenne . lm,57 à lm.53 inclus.
Tailles au-dessous de la moyenne . lm,52 à lm,40 —
Petites tailles . lm,39 et au-dessous.
iloyeiiBies suivant les races. — Pour les motifs que nous avons dits, nous procéderons à cette étude avec les hommes seuls, mais malheureusement avec des séries insuffisantes comme nombre pour les pays éloignés, et imparfaites parce que les âges y sont généralement confondus de 18 à 50 ans et plus. Nous avons dit quelles sont les races du globe les plus grandes d’une part et les plus petites de l’autre. Entrons dans les détails en passant en revue rapidement chaque partie du monde.
En Afrique d’abord, la petite race nègre, que M. Hamy admet et que, réunissant le caractère d’une taille de lm,50 environ à celui de la brachycépbalie, il désigne sous le nom de négrilles, est dispersée du Soudan et des affluents supérieurs du Nil jusque vers le Gabon, d’une façon sporadique comme seraient les restes d’une race très ancienne disparue. Quoique les Boshimans soient dolichocéphales, nous croyons devoir les y réunir. Tout au moins doit-on admettre qu’à l’origine ils ne formaient qu’un même groupe qui s’est différencié par le crâne, à la suite peut-être de croisements inconnus. Superposées à ce groupe et le submergeant de tous côtés, apparaissent les diverses branches cafres, de la famille linguistique dite Bantou, dont lahaute taille, de lm,7üàlm,75 dansles moyennes, fait un vif contraste avec la précédente. Les Hottentots ou Ivoikoin, du Cap de Bonne-Espérance, forment le trait d’union des Boshimans aux Cafres et pourraient bien être le produit de leur croisement.
Voici le résumé des résultats obtenus par G. Fritsch sur les nègres de cette région :
55 Bantu . 1.718
13 Amazulu . J. 7 10
28 Betchuana . 1.684
10 Koikoin . 1.604
6 Boshimans . 1.444
Dans cette région, les tailles du Cafre d’une part, et du Boshiman et Hottentot de l’autre, sont si visiblement opposées, que Livingstone et d’autres en ont fait le caractère différentiel principal, de préférence à la couleur noir franc chez les premiers et brun jaunâtre (havane ou chêne vieux) des seconds, que nous avons adoptée dans notre classification.
Un troisième groupe nègre se sépare des précédents par ses diverses