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CORRESPONDANCES CRANIO-CÉ RÉ ORALES

le dessin des circonvolutions à la surface de la calotte crânienne en se servant des fiches d’une part et des trous de l’autre qu’il rejoignait à l’aide de lignes fictives pour les premières et de lignes au crayon pour les secondes. Le crâne étant plus gros que le cerveau, les dislances sur le premier doivent être proportionnellement augmentées, ce qui est facile en se servant de ces lignes. La seule difficulté est de maintenir la forme du cerveau pendant la mensuration directe et le report de la topographie des circonvolutions : avec de la ouate çà et là on y parvient.

On peut voir au laboratoire d’une parties calottes crâniennes originales avec leurs trous, les lignes tracées au crayon qui les réunissent et ont servi à la triangulation, et les diverses scissures et sillons que Broca y a copiés de sa propre main; de l’autre les moulages de ces mêmes calottes avec les trous, les sutures en blanc, les scissures et sillons en noir et les circonvolutions peintes de diverses couleurs suivant le système de divisions adopté par Broca. Chacune de ces calottes ou de ces moules représente l’observation complète d’un individu.

Les deux figures précédentes représentent, l’une le premier cerveau que Broca ait ainsi étudié, celui d’une femme de Toulouse, offrant l’une des formes de déformation crânienne de cette ville, et les résultats obtenus sur lui ; l’autre, l’une des calottes topographiques polychromes du laboratoire, à laquelle on a ajouté le reste du crâne.

Les rapports principaux à mesurer entre les scissures et sillons du cerveau et les sutures et autres points de repère du crâne se réduisent à des distances auxquelles on donne les dénominations ci-après. Nous y ajoutons la synonymie des lettres sous lesquelles on les retrouve dans la figure précédente. Le premier terme a trait au cerveau, le second au crâne.

Distances topographiques cérébro-crâniennes principales.

Pour la scissure de Rolando : Rolando-coronale supérieure ou bregmatique O; Rolando-coronale moyenne ou stéphanique CV; Rolando-coronale inférieure ou ptérique C "r".

Pour la scissure occipitale externe : Occipito-lambdoïdienne supérieure (ou interne) Lo; occipito-lambdoïdienne inférieure (ou externe) L'o'.

Pour la scissure de Sylvius : Sylvio-temporale s'V ; Sylvio-pariétale s"P' ; Sylviostéphanique s" G' et sylvio-lambdoïdienne s"Lf.

Pour les sillons frontaux transverses : du premier sillon frontal transverse à la bosse frontale f[F ; du deuxième sillon frontal transverse à la bosse frontale /“2F.

Pour le sillon pariétal transverse : du sillon pariétal à obélion pO ; du sillon pariétal à bosse pariétale pP.

Voyons les quelques résultats déjà obtenus par la mensuration de ces distances. La scissure de Rolando sur les 11 hommes mesurés par Broca à Bicêtre en 1861 était, dans sa partie supérieure, de 47 millimètres en moyenne en arrière de la suture coronale,avec variations de 40 à 56 mil-

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