CHAPITRE XIX
leur de la dernière colonne est plus en rapport avec les variations de ia circonférence horizontale qu’avec celles de la capacité; ce qui confirme la dernière proposition que la grosseur générale du crâne et la capacité crânienne sont deux choses distinctes qu’on a tort de vouloir confondre. Ensuite on remarque que les circonférences horizontale et verticale sont discordantes dans les trois séries européennes, mais concordantes à peu de chose près dans toutes les autres; tandis que, entre les circonférences verticale et transverse, les variations sont plutôt inverses et se compensent. La circonférence transverse d’autre part augmente visiblement avec la brachycéphalie, et diminue avec la dolichocéphalie; elle est la plus développée chez les Auvergnats chez lesquels le renflement produisant la brachycéphalie est général sinon central, c’est-à-dire suivant le plan vertical biauriculaire par lequel passe la dite circonférence. La circonférence verticale ou antéro-postérieure est la plus grande chez les Esquimaux des deux sexes, ce qu’expliquent à la fois la grande hauteur et la grande longueur de leur crâne dit hypsi-sténocéphale.
Des trois diamètres généraux de l’ovoïde crânien, deux nous sont déjà connus : le diamètre antéro-postérieur maximum , partant de la glabelle, et le diamètre transverse maximum « ubicumque inveniatur » , en évitant seulement la saillie sus-mastoïdienne, dont il a longuement été question dans le chapitre XII.
Le troisième est le diamètre vertical, ainsi appelé parce que, sur le crâne entier tenu dans sa position habituelle, il est dirigé de haut en bas en se rapprochant de la verticale.
Le diamètre vertical se prend de façons très diverses, les unes se rattachant à la méthode des projections dans laquelle le crâne muni de sa face doit être placé dans une position exactement déterminée, les autres ne considérant que l’ovoïde crânien et ne s’inquiétant pas de cette position.
Je ne fais qu’indiquer rapidement les premières. Le principe est le même : c’est une perpendiculaire élevée, soit à la face inférieure du crâne cérébral, soit en un point particulier de cette face.
Telles sont : la hauteur de Van der Hoeven, Aitken Miegg et Virchow (diam. vertical A de ce dernier), de l’opisthion au vertex, c’est-à-dire au point le plus élevé de la voûte déterminée au jugé; la hauteur de Morton du basion au vertex déterminé au jugé également; la hauteur de Baer, Busk et Ecker, du plan du trou occipital ou point culminant de la voûte, obtenu avec un compas glissière dont l’une des branches touche à la fois le basion et l’opisthion, et l’autre qui lui est parallèle est tangent à la voûte; la hauteur de Virchow, Weisbach, Shaaffausen, Ecker qui part du basion et s’élève jusqu’au point culminant de la voûte, le crâne muni de sa face étant orienté au jugé suivant la ligne horizontale acceplée de Baer, de Merckel, de Lucœ ou de Virchow; la hauteur de Welcker du basion au point où se croisent ses circonférences verticale et trans-