CRANE CEREBRAL. — LARGEURS FRONTALES
d autres races, surtout chez les Mélanésiens, elles restent parfois parallèles ou même vont en se rapprochant. C’est un acheminement vers ce qu’on obseive chez les singes anthropoïdes et autres: le point le plus rapproché entre les deux crêtes temporales, au lieu d’être en bas du front, peut ainsi être à 1, 2, 5 centimètres et plus au-dessus; il peut même se tiou\ei au delà de la suture coronale que les .crêtes temporales franchissent , la distance entre celles-ci diminue jusqu’à 6 centimètres dans un cas ou deux que nous possédons au laboratoire. Un peu plus elles abou tii aient à la fausse crête sagittale, par exemple, du gorille femelle. De là la nécessité de se débarrasser de la dénomination de frontal minimum qui n est exacte que dans les races blanches et çà et là dans les autres, et de la remplacer par celle de frontal inférieur.
Il est une recommandation à faire pour le mesurer: c’est de se servir des pointes du compas à glissière, sans les enfoncer à droite et à gauche dans la gouttière verticale orbito-malaire ; le diamètre en serait indûment augmenté. Le diamètre frontal inférieur n’a pas la valeur qu’on lui attribue d’ordinaire, il est influencé par l’épaisseur de l’apophyse orbitaire, qui appartient à la face, et par d’autres causes que nous dirons plus tard. La véritable largeur du front à considérer, donnant la largeur des lobes antérieurs du cerveau sous les réserves que nous avons indiquées, est la suivante.
Le frontal supérieur ou stéphanique de Broca se prend à la jonction de la ligne courbe temporale et de la suture temporale, à l’endroit où la suture, de compliquée à la voûte, devient simple sur la face latérale du crâne. Cette double indication est nécessaire à connaître, car la ligne courbe temporalle se dédouble souvent à ce niveau.
Sous le nom de frontal maximum , quelques auteurs, tels que Aitken Miegs, Davis, Bogdanow, ont compris ce diamètre autrement. Ils le veulent maximum, sur la continuation de la suture coronale dans la direction du ptérion. 11 y a de fortes raisons pour accepter cette méthode. Ce qu’on désire autant que possible mesurer, c’est la plus grande largeur des lobes cérébraux antérieurs. Or, la ligne courbe temporale n’est qu’un accident de la surface du crâne, subordonné à l’étendue d’insertion du muscle temporal; elle s’élève plus ou moins haut, suivant les individus et suivant les races, sans que le développement du crâne antérieur en soit affecté ; elle ne répond à aucune particularité, soit à la face interne du crâne, soit à la surface du cerveau. Qu’on mesure le diamètre stéphanique pour savoir de combien les deux muscles se rapprochent, ce qui constitue un caractère de bestialité intéressant, soit. Mais au point de vue du cerveau, le frontal maximum serait plus rationnel. Précisons notre pensée: l’excès de largeur qu’il donne, porte sur un des endroits du crâne qui répond le plus à la poussée de l’organe sous-jacent.
Dans la région pariétale, deux diamètres transverses seulement, sont en présence :