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CHAPITRE XX

fronto-occipitale de l’autre. On sait que l’Aymara habite les plateaux et hautes vallées des Cordillères au Pérou el en Bolivie, tandis que les Ancons sont à leurs pieds, sur le littoral du Pacifique. J’ajoute les Parisiens comme terme de comparaison. Il ne s’agit que d’hommes.

Les chiffres sont conformes aux prévisions. Le diamètre antéro-postérieur maximum s’accroît comme le diamètre transverse diminue, et réciproquement dans ces séries; l’indice s’abaisse ou s’élève en proportion, dépassant prodigieusement le chiffre 100. L’indice céphalique est donc un bon moyen dans les déformations franches de ces deux types. Je rappelle que le diamètre antéro-postérieur maximum ne répond pourtant pas à l’impression d’épaisseur antéro-postérieure que l’on a en présence par exemple d’un Sacrificios ou d’un Fiathead, deux formes voisines avec cette différence que le premier est très dressé et le second non pas couché comme on le croit généralement, mais intermédiaire au dressé et au couché. Sur l’un des Sacriticios pris au hasard, la largeur étant de 170, le diamètre antéro-postérieur maximum mesuré est de 149, mais ne serait que de 129 si on le faisait aboutir à son point habituel. Un Fiathead, dont le diamètre antéro-postérieur classique était de 15G, n’avait à la région sous-iniaque du haut du front, suivant l’axe de son aplatissement, que 118 millimètres.

La seconde idée qui se présente est de s’adresser aux projections, afin de savoir dans quel sens le crâne comprimé d’un côté se rejette : si c’est en arrière, en haut ou latéralement. Gomment en effet juge-t-on d’une déformation, et comment en particulier apprécie-t-on si elle est dressée ou couchée, si elle est haute ou basse? En la tenant dans une attitude conforme à celle que la tête affecte sur le vivant. J’ai dit combien on se trompe à cet égard, parce qu’on place le crâne d’après ses impressions et non suivant une règle fixe. En cherchant à mesurer ce que l’œil perçoit ainsi, mais en procédant rigoureusement, il y a donc quelque chance d’obtenir les formules exprimant les caractères de hauteur, d’allongement ou d’élargissement voulus.

Plus tard, nous parlerons de cette méthode si logique et si féconde d’observation, dont nous avons déjà touché quelques mots à l’occasion de Camper, dans l’historique de l’indice céphalique auquel les Allemands voudraient mal à propos dans cette circonstance l’appliquer, et tout à l’heure à propos de la façon de redresser une figure mal orientée. Il me suffira de dire que le crâne est dans son attitude naturelle lorsqu’il repose par trois points sur un plan horizontal, savoir: le point le plus déclive du bord alvéolaire supérieur et la face inférieure des deux condyles de l’occipital. Un système d’équerres réciproquement perpendiculaires permet alors avec rapidité, facilité et exactitude, de prendre toutes les projections désirées. Les trois nécessaires, dans le cas actuel, sont la projection horizontale à partir de l’ophryon jusqu’à la nuque, parallèlement au plan horizontal ci-dessus; la projection verticale à partir du

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