LE FUONTAL DANS LA SÉRIE DES VERTÉBRÉS
la mandibule, formée de trois pièces, une articulaire, une angulaire et une dentaire, qui est un os de membrane. Chez les reptiles déjà, l’hyomandibulaire et le symplectique cessent d’être apparents, l’os carré perd ses i apports avec le palatin, et unit directement la mandibule au ci âne (1). Chez les mammifères, le sort de l’hyo-mandibulaire, du symplectique et du carré se décide ; ils donnent naissance à l’enclume, à l’os lenticulaire et au marteau emprisonnés dans l’oreille moyenne, vestige de la fente intermédiaire aux deux premiers arcs dont nous avons parlé.
A> c hyoïdien. Se détachant chez les poissons du symplectique et se composant d’un stylo-hyale, d’un épi-hyale, d’un cérato-hyale, d’unhypohyale et d un basi-hyale, c est-à-dire de six pièces propres. Les quatre aies bianchiaux des poissons qui lui font suite ne nous intéressent pas pour la constitution du crâne humain.
Il serait intéressant de suivre les transformations successives de ces parties jusqu’à l’homme. Un seul os, le plus important à notre point de vue, le frontal, nous servira d’exemple.
Frontal.— Chez les poissons (fig. 117), il est vaste, occupe le centre de la voûte du crâne et recouvre les deux régions orbitaires qui ne forment qu’une cavité sur le squelette. Les deux pré-frontaux et post-frontaux qui l’accompagnent sont situés aux angles antérieurs et supérieurs, postérieurs et supérieurs de l’orbite ; les derniers ont un rôle très effacé, les premiers tirent leur importance de leur réunion aux ethmoïdaux latéraux, et des nerfs olfactifs qui les traversent.
Chez les reptiles le frontal principal, simple chez la plupart des lézards et des crocodiles et double chez les serpents et les tortues, contitue encoie essentiellement la voûte des orbites. Les post-frontaux acquièrent une grande importance, par exemple, chez la tortue, où ils comblent le vide laissé en arrière de l’orbite entre le pariétal, le jugal et le squamosal. Les pré-frontaux sont assez développés, par exemple chez les serpents pythons et surmontent l’os lacrymal, comme chez le varan.
Chez les oiseaux, le frontal recouvre une quantité notable de la boîte cérébrale et la sépare des orbites. Les pré-frontaux comme les post-frontaux sont à l’état rudimentaire, mais occupent la même situation.
Chez les mammifères, les frontaux, le principal et ses deux accessoires sont réunis en un seul os toujours pair, mais dont la suture médiane se soude de bonne heure chez beaucoup ; ainsi chez l’éléphant, le rhinocéros, les insectivores, les chéiroptères et les primates. Sauf chez les primates supérieurs, le frontal constitue un organe de protection de l’orbite bien plus que de la cavité cérébrale, surtout chez les espèces comme le lapin dans lesquelles la cloison inter-orbitaire est mince. On peut estimer, en général,
à la moitié ou aux trois quarts la portion du cerveau, en y comprenant les
(1) Le carré avec ses deux apophyses, l’une antérieure s’articulant avec le palatin, l’autre s’articulant avec la mandibule, est très remarquable chez la grenouille (Amphibies ou Batraciens).