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CHAPITRE XXIV

la recommandent lorsqu’elles prescrivent de relever les diverses projections horizontales et verticales à l’aide desquelles se construit ensuite le triangle médian qui donne l’inclinaison de la ligne cherchée. Lucœ le premier à l’époque contemporaine en a fait usage en craniométrie, mais en se servant de figures. C’est celle qui m’a permis de relever l’inclinaison de toutes les lignes générales et secondaires du profil de la face sur les 1,200

Fig. 158. — FG, horizontale alvéolo-condylienne ; AE, perpendiculaire sur celle-ci au contact du point alvéolaire ; BCD, horizontales ophryaque, nasale et spinale.

crânes, dont j’ai publié les mensurations dans trois mémoires sur le Prognathisme facial supérieur (angle facial), le Prognathisme maxillaire supérieur et le Prognathisme alvéolo-sous-nasal ; pour ne pas parler de l’inclinaison de la ligne spino-nasale ou prognathisme propre de la portion nasale du maxillaire supérieur, et de l’inclinaison de la ligne naso-sus-sourcilière ou sus-nasale que j’ai incidemment mesurées et étudiées (1).

Voici quelle fut ma façon de procéder. Le problème était celui-ci :

Après mise en position du crâne suivant le plan horizontal de Broca (fig. 158), mesurer la quantité dont chacun des points choisis, spinal, nasal et sus-sourcilier, se projette en avant ou, si l’on veut, est distant en ligne

(1) Revue d’anthropologie, 1872, p. 4G4 et 628; et 1873, p. 71 et 251.

PROGNATHISMES DIVERS. 887

horizontale de la perpendiculaire élevée au point alvéolaire. Puis, prendre la hauteur desdits points et par le rapport de la première mesuie, l’horizontale, à la seconde, la verticale, obtenir un indice ou un angle exprimant l’inclinaison sul* le plan horizontal des lignes SD, ND et BD représentées sur la figure 158.

Le crâne est installé sur la planchette de mon craniophore, le prolongement de celle-ci soutenant le point alvéolaire. Une grande équerre dont la gradation va de bas en haut à partir du plan de sustentation et d’orientation tout à la fois est dressée contre ce point. Une petite équerre tenue àlarnain, graduée sur son bord supérieur, le zéro à sa pointe, glisse dessus de haut en bas et en même temps à volonté transversalement. C’est tout simplement le procédé de la double équerre. Sur l’équerre verticale se lit la hauteur des différents points, sur l’équerre transversale leur distance horizontale à l’équerre, c’est-à-dire à la perpendiculaire élevée au point alvéolaire. Le rapport des deux, soit de l’horizontale à la verticale prise pour 100, exprime la projection en avant du segment de la face situé au-dessous de la

Fig.

DB, ligne alvéolo-spinale ; DN, ligne alvéolonasale ; DS, ligne alvéolo-sourcilière ; DV, verticale élevée au point alvéolaire et que représente la grande équerre; DC= AB, projection horizontale de la région alvéolo-sous-nasale ; BG = AD, hauteur de la même région.

Cette figure, quoique schématique, a été obtenue avec les angles, hauteurs et horizontales moyens de 58 Néo-Calédoniens.

première, en tenant compte de

sa hauteur qui varie suivant les sujets. Tel est ce que je désignais en 1872 et 1873 sous le nom d’indice du prognathisme de telle ou telle portion de la face.

C’est alors et à cette occasion, que Broca fit son premier travail sur les applications du calcul trigonométrique à la craniométrie et dressa le tableau des angles correspondants à la cotangente. Soit sur la figure 159 les lignes mesurées pour rendre le prognathisme alveolo-sous-nasal: AB 1 horizontale =DC et AD la verticale = BC, et par conséquent le triangle virtuel ABD = le triangle réel BDC. Il s’agit d’obtenir l’angle BDC ou alvéolocondylien. Rien de plus facile. L’indice obtenu, ou rapport de DC à BG, répond à la cotangente de l’angle BDC ou à la tangente de son complément ABD. D’où la conclusion que BDC demandé est dans la figure égal

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