CHAPITRE
21 Esquimaux .
28 Chinois .
9 Usbecks .
42 Polynésiens .
29 Javanais .
1 1 Parias de l’Inde . . . .
11 Lapons .
10 Papous de l’île de Toud. .. .
90 Nègres d’Afrique .
27 Australiens .
]8 Hottentots .
22 Nègres de Nubie .
54 Néo-Calédoniens .
35 Tasmaniens .
Si l’on considère l’ensemble des trois indices, un certain nombre de séries marchent parallèlement et se confirment mutuellement dans leur position. Les Hollandais ont ainsi leurs trois largeurs relatives les plus faibles de la liste, et les Lapons et Tasmaniens les plus fortes. Les Arabes seraient dans le même cas, après les Hollandais, si leur diamètre malaire n’augmentait un peu trop. Les Basques viendraient ensuite si ce n’était le jugal d’autre part qui grandit un peu. A l’autre extrémité de la liste les Néo-Calédoniens sont aussi à citer, à la suite des Tasmaniens parmi les séries dans lesquelles les trois largeurs relatives sont simultanément élevées ; puis les Hottentots. Le reste est une affaire d’analyse et de particularités intéressant chaque race par rapport à une autre.
Ce qui surprend toutefois, c’est de ne pas trouver aux races jaunes l’élargissement relatif auquel on s’attend. Leurs trois séries les plus typiques ont même le plus faible indice du groupe, comme pour bien montrer que ce n’est pas un effet du hasard, mais une véritable particularité des races jaunes. C’est donc que la comparaison de ces largeurs à la ligne alvéolosous-nasale n’est pas bonne. Nous n’avons pas voulu encombrer notre tableau en ajoutant le rapport de la largeur bizygomatique à cette même ligne, il donne à peu près les mêmes résultats relatifs que les trois donnés. Dans tout rapport il y a en effet deux facteurs ainsi qu’on ne doit jamais l’oublier. Le rapport est bon si l’un seulement varie ; il est bon encore lorsque leurs variations se font en sens inverse, n’obéissant eu quelque sorte qu’à une même loi comme dans les indices nasal et céphalique; il est mauvais au contraire lorsque tous deux, mobiles, augmentent et diminuent dans le même sens ou d’une façon désordonnée. Chez les Hollandais et les Tasmaniens le facteur largeur varie dans un sens tandis que le facteur alvéolo-nasal varie inversement dans l’autre : le Hollandais a réellement la face à la fois plus étroite et plus haute, le Tasmanien a la face à la fois plus large et plus courte. Dans les trois races jaunes qui nous avaient choqué tout à l’heure, les Esquimaux, les Usbecks et les