‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 801 sur 980 · CONTOUR POSTERIEUR DE LA. FACE · texte numérisé non relu

CONTOUR POSTERIEUR DE LA. FACE

3 Australiens . 96.0 92.3 4.0 7.7

1 Tasmanieu . 92.5 75.0 7.5 24.4

10 Néo-Calédoniens . 91.3 79.8 8.7 20.2

10 Nègres du Kordofan . 89.3 79.7 10.7 20.3

Si dans ce tableau on consulte la troisième colonne, qui donne l’excès relatif du diamètre bi-jugal, c’est-à-dire des pommettes, sur le diamètre bi-orbitaire externe, ou, si l’on préfère, le degré de convergence des côtés du haut de l’ovale facial antérieur, on voit que l’Arabe, puis l’Australien, ensuite les Ligures et les Tasmaniens ont le minimum de reserrement. En rapprochant cette donnée de celle des deux tableaux précédents, on en déduit que le haut de l’ovale est large chez l’Arabe et l’Australien. Le maximum de différence entre les deux diamètres bi-jugal et bi-orbitaire externe, ou de rapprochement des côtés supérieurs de l’ovale, se rencontre au contraire chez les Esquimaux et les Chinois, puis dans les autres races, en exceptant le Polynésien, absolument comme la vue seule l’apprend. Ce mode de contrôle est donc bon.

La quatrième colonne, d’autre part, donne la différence entre le diamètre mandibulaire et le même diamètre bi-jugal, c’est-à-dire l’inflexion en dedans de la ligne allant du point jugal au point mandibulaire, autrement dit le côté inférieur de l’ovale facial antérieur. Elle montre ainsi que la ligne s’infléchit en dedans, moins chez l’Arabe, le Ligure et l’Australien et plus chez l’Européen, le Tasmanien, le Nègre du Kordofan et le

Néo-Calédonien.

Les caractères faciaux ainsi constatés sont empiriques, il n’y a pas à se demander pourquoi ils existent. On les constate, voilà tout. Mais précisément ils sont de ceux qui servent le mieux pour distinguer deux races voisines plus ou moins semblables sous les autres rapports. Ils expriment numériquement ce que l’œil voit vaguement et permettent de tirer une moyenne de plusieurs crânes. Lorsqu’à un moment donné, on veut décrire le type d’une population ils interviennent utilement ; les indices sont un progrès, mais ils exigent quelque réflexion; ainsi comparés ils font voir immédiatement des différences, parfois caractéristiques entre deux groupes les Chinois et les Coréens, les Malais de Java et ceux de Bornéo, etc.

Je n’insiste pas, je désirais seulement montrer comment on peut procéder avec des mesures aussi rebelles en apparence que les mesures faciales.

Contour postérieur de la fa ce. — J’ai dit que sur un dessin stéréographique on pourrait obtenir un angle obtus regardant en dedans en réunissant les points orbitaire externe, jugal et mandibulaire, c’est-à-dire les extrémités des diamètres de même nom; cet angle rendrait très bien ce que nous avons cherché par la comparaison des diamètres supérieur et inférieur au diamètre bi-jugal pris pour 100. Ce qui fait que l’on ne peut aboutir au même résultat sur le crâne à l’aide du compas à trois branches, c’est que les trois points ne sont ni dans un même plan vertical, ni dans un même plan oblique. La même objection s’adresse à 1 angle

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