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ANGLE DE QUATREFAGES

l’angle est positif, ce qui est constant dans toutes les moyennes que j ai obtenues; dans le second, l’angle est négatif, ce qui se rencontre individuellement quelquefois chez l’adulte, mais est constant chez 1 enfant. Voici quelques extraits de mes chiffres.

Angle de Quatrefages.

Moyennes.

13 Néo-Calédoniens . + 20°3

10 Nègres d’Afrique . +70

13 Esquimaux . + 15 7

12 Chinois . +112

10 Lapons . + 5.5

10 Guanches . + 10.4

10 Roumains . + 8.0

2G Auvergnats . + 2.5

2 enfants de 15 à 16 ans . — 7 0

5 — de 4 à 8 ans . — 15 5

4 — de 16 à 18 mois... — 21 7

l — de 4 mois . — 24 0

Lorsqu’on analyse les cas en mesurant cet angle, et même au simple aspect de ces moyennes, on se rend de suite compte des causes de ses variations. Plus le crâne est brachycéphale, gros et large au niveau du diamètre frontal supérieur, et moins l’angle positif est aigu, plus 1 angle positif grandit. L’élargissement ou le resserrement du diamètre bi-zygomatique produit un effet inverse. C’est de la lutte dans le même sens ou contrarié de ces deux éléments que dépend l’expression numérique de l’angle. Chez les enfants qui ont une grosse tête et une face petite avec des arcades zygomatiques très cryptozyges, l’angle est toujours positif. Chez les Esquimaux très dolichocéphales avec des arcades zygomatiques très phénozyges, l’angle est négatif et élevé. Chez les Néo-Calédoniens il en est de même, mais la hauteur zygomato-stéphanique est moindre, les deux lignes prolongées s’inclinent davantage et se rencontrent plus tôt. Chez les Auvergnats très brachycéphales à arcades cryptozyges,

; l’angle est parfois positif, etc. Quoi qu’il en soit, l’angle de M. de Quatrefages est à conserver, et est le meilleur moyen de rendre en chiffres le caractère de Blumenbach, désigné par Busk sous les noms d’arcades zygomatiques phénozyges ou cryptozyges (1).

Le prix élevé de l’instrument de M. de Quatrefages (fig. 178) et son maniement délicat m’ont fait me demander si l’on ne pourrait pas le

(1) P. Topinard, Sur l’angle pariétal de M. cle Quatrefages (Bull. soc. Anthr. 1876). Voir aussi : A. de Quatrefages, Présentation d'un goniomètre pariétal (Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1859 et Comptes rendus de l’Assoc. franc, pour Favancemen des sciences, 1872). De fait, M. de Quatrefages a proposé deux angles . 1 un, pa> i a teneur qui vient d’être décrit; l’autre, pariétal postérieur dans lequel le point in eneur ou zygomatique restant le même, le point supérieur est transporté aux extrémités u diamètre bi-pariétal maximum; comme dans la figure 178.

Extrêmes.

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