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RÉGION PALATINE

doive présenter de l’intérêt; c’est à vérifier. Les registres de Broca ne renferment ici qu’une seule mesure : leur hauteur, prise verticalement avec une aiguille traversant un bouchon. J’en reproduis les moyennes en ne prenant que les hommes .

La seule remarque à noter, c’est qu’il n’y a aucune relation entre la hauteur des narines postérieures et la hauteur générale de la face. C’est un type de caractère empirique.

Nous ne pouvons abandonner cette région sans rappeler le cas que faisait Serres de l’angle formé par les apophyses ptérygoïdes avec le plan oblique de la base du crâne dans cette partie. Ces apophyses sont toujours un peu obliques; mais en négligeant cette quantité, on voit que l’obliquité croît dans les races nègres en particulier, en proportion du prognathisme du maxillaire en totalité; c’est donc un caractère harmonique à quelques exceptions près.

BSêg-ion palatine. — Circonscrite en avant et sur les côtés par l’arcade alvéolaire supérieure, brusquement terminée en arrière par le bord inférieur des narines postérieures, elle a toujours été l’objet des attentions des crâniologistes.

Le premier de ses caractères que Broca se soit efforcé de rendre est la forme de sa courbe extérieure ou alvéolaire. Si l’on observe la famille des singes et celle des anthropoïdes on voit que cette courbe revêt trois formes sinon quatre, l’une en upsilon , comme chez le gorille, lorsque les côtés demeurent parallèles; l’autre elliptique comme chez le sajou et le macaque lorsqu’ils s’infléchissent en dedans à leur partie postérieure ; la troisième parabolique lorsqu’ils s’éloignent en divergeant. Broca distinguait ici deux cas : parabolique, disait-il, quand les deux lignes prolongées se creusent un peu de façon à finir, prolongées, par se rencontrer à une distance infinie, et hyperbolique lorsque divergentes et rectilignes à la fois elles ne se rencontrent jamais. Les quatre s’observent incidemment dans toutes les races humaines; mais deux seulement y sont l’une assez fréquente, particulièrement dans les races inférieures, l’elliptique; l’autre habituelle, particulièrement dans les races supérieures, la parabolique. Il s’ensuit que si nos mensurations parviennent à rendre le degré d’écartement du diamètre transverse de l’arcade alvéolaire à son extrémité postérieure par rapport à l’un des diamètres transverses delà même arcade, en avant de cette extrémité, il pourra en résulter un caractère sériaire, le plus petit écartement devant s’observer dans les races inférieures, le plus grand dans les races supérieures.

Si les arcades alvéolaires de nos musées étaient toutes pourvues de dents, que celles-ci soient en assez bon état pour qu’on puisse tracer la courbe que donne leur axe, ou qu’à défaut d’elles les alvéoles vides soient toutes béantes, il n’est pas douteux que cette gradation ne puisse se constater par les mensurations, telles que la simple inspection des crânes la montre. Mais il en est rarement ainsi; il faut, de toute néces-

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