FORME DE L’ARCADE ALVÉOLAIRE SUPÉRIEURE
la largeur de la voûte palatine à la première molaire = 100, nous avons comparé à la première la largeur postérieure externe, ce qui a donné le rapport A, et à la seconde la largeur palatine postérieure et la largeur antérieure entre les canines, ce qui a donné les rapports B et G. Yoici les résultats :
Courbe de l’arcade alvéolaire supérieure.
Contour extérieur. Contour intérieur.
max. = 100.
Larg. palatine
moy.
250 Parisiens .
49 Hollandais .
88 Auvergnats .
134 Bretons .
67 Basques de Zaraus .
28 Corses .
19 Arabes .
28 Chinois .
9 Usbecks .
29 Javanais .
42 Polynésiens .
21 Esquimaux .
86 Nègres divers d’Afrique..
22 — de Nubie .
18 Hottentots .
51 Néo-Calédoniens .
27 Australiens .
10 Tasmaniens .
11 Noirs de l’Inde .
1 1 Lapons .
Il s’ensuit que le rapport A, dans la première colonne, exprime a fuite en dedans du pourtour externe de l’arcade à sa partie postérieure, tandis que le rapport B, dans la seconde, exprime la fuite en dehors de la lèvre interne de la même arcade, les deux convergeant l’un vers l’autre. Si l’on ne regardait que le premier, on en conclurait que, dans les moyennes humaines, la courbe est toujours elliptique, et si l’on ne regardait que le second, qu’elle esttoujours parabolique. Exprimons-nous donc autrement.
La tendance au resserrement de l’extrémité postérieure de l’arcade, ou à l’ellipse, c’est-à-dire à une forme palatine inférieure, est plus grande, d’après le rapport A, chez les Esquimaux, les Hottentots et les Australiens, puis chez les Nègres de Nubie et les Néo-Calédoniens. Ce serait un résultat satisfaisant, si la tendance contraire ne se trouvait exprimée à son maximum dans une série congénère, celle des Nègres divers d’Afrique. Ceci ne peut s’expliquer que par quelque particularité anatomique locale,