OREILLES
le tragus. L’extrémité inférieure du pavillon manque seule de cartilage, n’est constituée que par de la peau et s’appelle le lobule. C’est tout ce que l’anthropologiste a besoin de connaître.
En avant du nodule dit tragus, est un méplat qui fournit un point anthropométrique sur le vivant d’une certaine importance. Le centre exact du trou auditif étant difficile à déterminer le plus souvent et étant habituellement recouvert par le tragus, c’est là qu’aboutit le diamètre b i au ri cul aire de la tête et là aussi que commence la hauteur sus-auriculaire. Au cas où l’on renoncerait au trou auditif comme l’un des points
Fig. 206.
Femme de Laos, Indochine (Bock).
déterminants de l’angle facial, c’est par ce point seulement qu on pourrait le remplacer.
Le lobule de l’oreille est long, court ou sessile, c’est-à-dire sans rétrécissement sensible à sa base. Lorsqu’il est à la fois court et sessile on dit qu’il manque, ce qui a été considéré mais à tort comme une particularité d’une part des Ghaouias de l’Algérie (Berbers blonds) de l’autre des Gagots des Pyrénées. L’usage de le perforer pour y passer des objets plus ou moins gros est très répandu 5 la ligure ci-contre en donne un exemple. Son allongement du aux pendants d’oreilles dont on le surcharge, devient nn caractère ethnique, comme dans les populations anciennes de l’Inde et de la Cochinchine ; on l’a vu descendre jusqu’aux épaules.
Les reliefs et cavités de l’oreille présentent de grandes différences individuelles qui se perpétuent avec une ténacité extrême dans les familles. Donnez-moi une oreille, a dit un membre de la Société d anthropologie, et j’en retracerai la paternité . Il semblerait que les reliefs de 1 oreille doivent par là être, à l’occasion, de bons caractères de race. Il n en est