INDICES DU BASSIN
Owen en 1833, Joulin et Pruner-Bey, tous deux en 1864, Yerneau en 1873, moi-même en 1877 etGarson en 1881.
Comme le crâne, le bassin se prête à de nombreuses mensurations que M. Yerneau a portées à 53 et que M. G arson a réduites à 14. Mais parmi cellesci il en est qui priment les autres en donnant naissance à deux indices, dont les échelonnements dans les races se confirment mutuellement. Les deux, en effet, ne sont que le reflet de la disposition plus ou moins aplatie d’un côté à l’autre chez les animaux et d’avant en arrière chez l’homme, dont nous avons parlé aux caractères descriptifs, que présente tout le tronc, aussi bien dans sa partie supérieure thoracique que dans sa partie inférieure pelvienne.
Le premier de ces indices, sur lequel j’ai insisté, est le rapport de la largeur maximum du bassin en dehors des crêtes iliaques à sa longueur
Fig. 212. — Bassin féminin.
1, crête iliaque; 2, sacrum; 3, arcade du pubis; 5, cavité cotyloïde; G, branche ascendante de l’ischion; 7, trou obturateur; 10, fosses iliaques.
maximum suivant le grand axe de l’os coxal, de l’ischion au point culminant de la crête iliaque dans la direction du tronc. En voici un aperçu dans l’échelle animale et humaine (1) :
Indice général du bassin.
Hommes européens .
20 Anthropoïdes...,
Nègres d’Afrique .
16 Ruminants .
— d’Océanie .
12 Carnassiers .
4 Rongeurs .
Femmes européennes . . .
4 Kangourous .
10 Négresses d’Afrique .
2 Édentés .
— d’Océanie ....
(1) P. Topinard, Des proportions générales du bassin chez l'homme et da?is la série des mammifères , in Bull. Ass. franç. avanc. des sciences. Lille, 1874, et Bull. Soc. anthr., p. 504 et 521 , 1875.