Ucsurrcction de Lazare. Rien de plus propre pour
rappeler aux fidèles le dogme de la résurrection future que la résurrection de Lazare par le Divin Sauveur.
Jésus ressuscitant Lazare est représenté de la même manière que dans le miracle de la multiplication des pains. La verge que le Sauveur tient à la main touche la tête de Lazare. Quelquefois le Sauveur n'a pas de verge; dans ce cas, il bénit le mort à la manière latine (i), ou lui impose les mains sur la tête. Lazare est habituellement figuré comme une petite momie enveloppée de bandelettes, la tête couverte d'un suaire laissant la face libre, conformément à la descrip-
La résurrection de Lazare. — Fresque du cimetière ad duas lauros.
(1) Dans la bénédiction dite à la manière latine, \q pouce, l'index et le médius sont levés, tandis que les deux derniers doigts sont repliés sur la paume de la main. Dans la bénédiction à la manière grecque, la main qui bénit rapproche le pouce de l'annulaire qui est courbé vers la paume de la main; l'index, le médius et le petit doigt sont levés.
tion que nous donne l'Evangile : « Le mort sortit ayant les pieds et les mains liés de bandelettes et le visage entouré d'un suaire. " S. Jean, XI, 44. Le cadavre est placé dans une position verticale, à l'entrée du tombeau, qui a la forme d'un édicule ou petit temple. Au cimetière de Saint-Calliste on trouve deux exemples de cette scène , dans lesquels Lazare, ressuscité et débarrassé des bandelettes, se trouve debout devant le portique figurant le tombeau.
Quant aux proportions données aux deux personnages, il faut remarquer que la taille du Sauveur l'emporte de beaucoup sur celle de Lazare; ce dernier même est souvent figuré par un enfant. Les artistes chrétiens voulaient marquer de cette manière la supériorité du Christ. Cette même disproportion existe ordinairement dans toutes les scènes où le Sauveur intervient opérant un miracle.