I. — CARACTÈRES DE L'ARCHITECTURE ROMANE
i. |1lan et >i0tnbuti0n U$ églises. Les églises romanes présentent ordinairement en plan la forme d'une croix latine dont la tête, figurée par le chœur, est tournée vers l'orient. Elles ont généralement trois nefs formées par deux rangées parallèles de piliers, plus rarement cinq.
Fig. 3iy.
Plan primitif de la cathédrale de Tournai (xi-xii^ siècle).
N. B. Nous indiquons les parties détruites au moyen de hâchures. La cathédrale de Tournai mesure 70 mètres depuis le porche jusqu'à l'entrée du choeur; le chœur actuel, en style ogival, a une longueur de 59 mètres. Les nefs ont été terminées vers 1070, et le transept environ un siècle plus tard. Le choeur ogival fut commencé en 1240.
En Belgique, il n'existe pas une seule église romane à cinq nefs : la cathédrale de Tournai, le plus beau et le plus grand monument belge de la période romane, n'en avait anciennement que trois. Nous donnons (fig. 319) le plan primitif de cette belle et vaste église.
Les églises de Saint-Barthélemi et de Saint-Denis à Liège, aujourd'hui à cinq nefs, n'en avaient primitivement que trois : les deux nefs extérieures ont été ajoutées postérieurement.
Dès le XI^ siècle, le chœur des églises cathédrales, abbatiales (à l'exception de celles de l'ordre de Gîteaux) et collégiales reçoit des dimensions plus grandes que dans les basiliques latines et lombardes ; il est même quelquefois, déjà à cette époque, muni de collatéraux formés par le prolongement des bas côtés de la nef au-delà du transept. Ces collatéraux, qui s'arrêtent ordinairement à l'endroit où commence la courbure de l'abside, forment de petites chapelles latérales, parallèles au chœur. Dans les grandes églises de France du XI F siècle, ainsi que dans celles qui furent élevées à cette époque
sous l'influence de l'architecture de ce pays, ils font très souvent le tour complet du chœur; voyez ci-dessus le plan du chœur primitif de la cathédrale de Tournai (i). Vers la fin de la période romane les bas côtés du chœur se garnissent, en France, de chapelles rayonnantes, appelées absidales, parce qu'elles sont disposées autour de l'abside de l'église. Cette adjonction, faite pour multiplier les autels, eut lieu d'abord dans les églises monastiques, et plus tard aussi dans les cathédrales et les collégiales ; voyez (fig. 320) le plan de l'abbatiale de Saint-Savin. Quelquefois même, comme à l'église de Saint- Remi à Reims, les chapelles étaient surmontées d'un étage.
En Allemagne, et principalement dans les provinces rhénanes, les grandes églises romanes ont souvent leur plan tracé d'après les données Plan de l'abbatiale de Saint-Savin du Style lombard ; telles sont les cathédrales de (xne siècle). Limbourg-sur-la-Lahn et de Ruremonde, les
(1) A la cathédrale de Tournai, les absides du transept même sont pourvues d'un collatéral peu large, formé par les bas côtés faisant retour sur le transept.
î ig. 320,
églises de Boppard, Saint-Castor à Coblence, Sinzig, Andernach, Brauweiler et Gladbach. Plusieurs ont, comme les édifices lombards, leurs bas côtés surmontés d'un étage formant galerie. En Belgique, l'église de S. -Pierre, près de Saint-Trond, rappelle aussi les données lombardes; elle a, dans les bas côtés, deux travées qui correspondent à l'unique travée de la nef principale.
Le chœur des églises allemandes, même des plus vastes, est rarement ntouré de bas côtés (Sainte-Marie du Gapitole à Cologne, cathédrale de Munster en Westphalie), et plus rarement encore de chapelles absidales (éghses de l'ancienne abbaye de Heisterbach près de Bonn et de Saint- Godehard à Hildesheim). Toutefois, dans ce dernier monument, ce sont de grandes niches semi-circulaires plutôt que des chapelles. On voit aussi des chapelles absidales à la cathédrale de Ruremonde ; mais cet édifice appartient déjà, par plusieurs de ses parties, à la période de la transition du style roman au style ogival.
Dans quelques églises monastiques, on établit aussi des chapelles adossées au mur oriental du transept. Ces chapelles avaient leur axe parallèle à celui de la nef et du chœur, et par là même se trouvaient orientées ; voyez (fig. 32o) le plan de l'église de Saint-Savin.
Lorsque le chœur n'était pas entouré de chapelles, il se terminait par une abside semi-circulaire ou par un mur plat. Le chœur roman de la cathédrale de Tournai, qui, au XIIF siècle, a été remplacé par un chœur en style ogival, formait un hémicycle dépourvu de chapelles absidales. En Belgique, beaucoup d'églises romanes ont le chœur à chevet rectangulaire. Nous citerons, entre autres, les églises de Soignies, de Saint-Barthélemi à Liège, de Nivelles, de Lobbes, de Waha et de Herent lez Louvain.
On rencontre, sur les bords du Rhin et dans d'autres parties de l'Allemagne, des églises romanes avec deux absides semi-circulaires : l'une à l'est et l'autre à l'ouest. Lorsque ces églises sont grandes, elles ont parfois aussi deux transepts, ordinairement terminés en hémicycle et placés, l'un près de l'abside orientale, l'autre près de l'abside occidentale. Mayence, Worms et Trêves possèdent des cathédrales à deux absides opposées. En Belgique, l'égUse de Sainte-Croix de Liège seule offre cette disposition.
En France, il existe des égUses avec deux transepts parallèles, places près du chœur et donnant au plan la forme d'une croix à double traverse (abbatiale de Cluny).
Quelques grandes églises romanes ont leurs bas côtés surmontés de galeries. La cathédrale de Tournai et l'église de Soignies sont les seuls monu-
En Belgique, plusieurs paroisses rurales ont conservé jusqu'aujourd'j des églises romanes d'un style simple mais élégant. Nous donnons (fig. 3 et 323) les vues extérieure et intérieure de la petite église de Celles, près
Dinant. Le plafond qu'on y voit maintenant est d'une date récente; primitivement la charpente était probablement apparente.
Fig. 3-.
Vue extérieure de l'église de Celles, près de Dinant (xii'' siècle).
A l'imitation des églises orientales, principalement de celle du Saint- Sépulcre, on construisit, aux xr et XII^ siècles, des chapelles et des églises rondes ou octogones. Ce furent surtout les commanderies de l'ordre des Templiers qui adoptèrent presque invariablement ce type pour leurs églises, ou plutôt pour leurs oratoires.
Toutes les églises romanes, sans exception, sont orientées.
Nous ne pouvons pas oublier de mentionner ici les éghses domestiques et castrales des anciens châteaux et résidences princières. Ces oratoires, ordinairement construits sur plan rectangulaire et terminés à l'est par une abside polygone ou circulaire, se composent le plus souvent de deux chapelles superposées et, pour cette raison, se nomment chapelles doubles^ oratoria duplicia. en allemand Doppelkirchen. La chapelle supérieure,
Fig 323.
Vue intérieure de l'église de Celles, près de Dinant (xii« siècle).
richement décorée et communiquant de plain-pied avec les appartements seigneuriaux qui se trouvaient régulièrement à l'étage du château, servait aux offices religieux; la chapelle inférieure, peu ornée et d'un aspect sévère, formait le lieu de sépulture de la famille, et l'on n'y célébrait que les offices funèbres et les anniversaires des défunts. Ces chapelles doubles ne sont pas rares en Allemagne (Schwarzrheindorf près de Bonn, châteaux de Vianden dans le Luxembourg, de Nuremberg et de Landsbergj. En France, la Sainte-Chapelle de Paris semble aussi pouvoir être rangée dans cette classe.
2. Cn)pte6. Plusieurs églises romanes ont des cryptes, presque toujours situées sous le chœur et formant des oratoires souterrains, à trois ou à cinq nefs, dont les voûtes d'arête romaines viennent retomber sur deux ou
quatre rangées de piliers peu élevés. Rarement les cryptes s'étendent, comme à Saint-Hermès de Renaix, non seulement sous le chœur, mais aussi sous le transept. Les églises de Celles, près de Dinant, et de Notre-Dame de Maestricht possèdent deux cryptes : une, plus grande, sous le chœur, et une autre, plus petite, sous la tour de la façade occidentale.
Les cryptes des églises dont le chœur est dépourvu de bas côtés reçoivent le jour par d'étroites fenêtres percées dans les murs extérieurs. Lorsque le chœur est entouré d'un collatéral, les cryptes sont régulièrement aérées et éclairées par des ouvertures pratiquées dans la muraille qui sépare le chœur des bas côtés ; car, dans ces églises, le pavement du sanctuaire est beaucoup plus élevé que celui du pourtour; ce qui, tout en ajoutant à la solennité des offices célébrés dans le chœur, permet aux assistants placés dans le collatéral de voir l'intérieur de la crypte. Beaucoup d'églises rhénanes et allemandes offrent cette disposition.
On descend dans la plupart des cryptes par deux escaliers placés dans le transept, à droite et à gauche des degrés qui conduisent au chœur. Lorsque la crypte n'a qu'une seule entrée, celle-ci se trouve ordinairement devant le chœur, dans l'axe même de l'égUse.
Fig. -^24.
Crypte de l'église de Rolduc (xii^ siècle).
Les cryptes présentent généralement une très grande simplicité. Elles ont peu d'élévation et sont souvent dépourvues de toute espèce de sculpture d'ornement (Anderlecht) ; d'autres fois on y remarque des ornements sculptés aux bases et aux chapiteaux des colonnes (cathédrale de Saint-Bavon à Gand). La crypte de Rolduc (Limbourg hollandais) a de plus les fûts de ses colonnes couverts de moulures en losange et en spirale (fig. 324). En France et sur les bords du Rhin, quelques cryptes, construites avec grand luxe, sont ornées de peintures, de colonnes de marbre et de chapiteaux historiés.
En Belgique, il existe encore aujourd'hui des cryptes dans les éghses suivantes : à l'église de Saint-Pierre à Anderlecht; 2° à la cathédrale de Saint-Bavon à Gand ; 3» à l'église de Saint-Ursmer à Lobbes ; 4» à l'église de Limbourg près de Verviers; 5° deux cryptes à l'église de Celles près de Dinant ; 6° à l'éghse de Saint-Hermès à Renaix ; 7» à l'église de Sainte-Gertrude à Nivelles (i) ; 8° à l'église de Bornhem ; 9° à l'église de Saint-Hubert ; 10° la chapelle basse du Saint-Sang à Bruges peut aussi être rangée parmi les cryptes. L'église de Saint-Germain à Tirlemont possédait autrefois une crypte assez spacieuse.
Toutes ces cryptes datent du ou du XIF siècle. A partir du XIIF siècle, on abandonna l'usage des cryptes (2). Quelquefois cependant, comme à la cathédrale de Gand, à l'église de Renaix et à celle de Saint-Hubert, les voûtes des cryptes ont été reconstruites ou remaniées pendant la période ogivale, lors d'une reconstruction de l'église supérieure.
3. Papti6tère0. On éleva encore, pendant la période romane, auprès des cathédrales, des grandes églises abbatiales et paroissiales, des baptistères isolés, bâtis sur plan polygone ou circulaire. Ils étaient dédiés, comme précédemment, à saint Jean Baptiste, ou quelquefois aussi à la sainte Vierge. Il en existe encore quelques-uns dont l'aspect n'a pas été changé (baptistère de la cathédrale de Brixen); la plupart cependant ont été démolis ou remplacés, à une époque postérieure, par des constructions ogivales qui ont conservé leur ancien vocable de Saint-Jean-Baptiste (Mayence, Spire, Strasbourg, Maestricht, Saint-Géréon à Cologne) ou de Notre-Dame (Trêves). Jusqu'à la fin du siècle dernier on voyait à Liège, le baptistère, commun à
(1) La crypte de Nivelles, qui n'occupe plus aujourd'hui que les deux premières travées du chœur, s'étendait jusqu'au transept avant l'année 1753.
(2) Nous ne pensons pas que le réduit souterrain existant sous le chœur de l'église de Hal qui date du xiv^ siècle, ait jamais été affecté au service religieux.
tQutes les paroisses de la ville et connu sous le nom de Notre-Dame-aux- Fonts. En 1806, on a abattu un ancien baptistère, en forme de chapelle polygone, qui existait à côté de l'église de Notre-Dame à Tongres.
L'Italie a conservé jusqu'à nos jours l'usage des baptistères isolés; Ton y trouve, en beaucoup de villes, des monuments de ce genre élevés non seulement pendant la période romane, mais même, comme à Pise, pendant la période ogivale. Voici (fig. 325) le baptistère de Padoue :
Fig. 325.
Baptistère de Padoue
Toutefois, lorsque l'administration solennelle du baptême fut tombée en désuétude, on ne construisit plus de baptistères auprès des nouvelles églises paroissiales qu'on érigeait. La cuve baptismale fut alors transportée dans la nef principale près de la porte d'entrée de l'église, dans les bas cotés, ou dans une chapelle voisine de la façade occidentale.
4- JHaténaur ci appareils >e couetniftiiUT. Presque tous les monuments»
belges de la période romane sont construits en grès blanc ou en calcaire bleu. Cette dernière pierre n'a été employée que dans les provinces méridionales de la Belgique. Quelques édifices de la Flandre occidentale, par exemple l'église de Saint-Sauveur, à Bruges, sont construits en briques. Aux environs de Louvain et de Diest, on a parfois fait usage de pierres ferrugineuses.
« On ne disposait jusqu'au XIF siècle, dit VioUet-le-Duc, que de moyens de transport médiocres, les routes étaient à peine pratiquables, les engins pour monter les matériaux insuffisants. Les constructions sont élevées en matériaux de petites dimensions, faciles à monter ; les murs, les contreforts ne présentent que leurs parements en pierre, les intérieurs sont remplis en blocage; les matériaux mis en œuvre sont courts, sans queue, et. d'une hauteur donnée par les lits de carrière... La nature des matériaux influe puissamment sur l'appareil adopté : ainsi, dans les contrées où la pierre de taille est résistante, se débite en grands échantillons, comme en Bourgogne, dans le Lyonnais, l'appareil est grand, les assises sont hautes, tandis que dans les provinces où les matériaux sont tendres, où le débitage de la pierre est par conséquent facile, comme en Normandie, en Champagne, dans l'Ouest, l'appareil est petit, serré ; les tailleurs de pierre, pour faciliter la pose, n'hésitent pas à multiplier les joints. » Dictionnaire de 1 architecture, I, p. 28. Les principes que le savant auteur pose pour la France ont également reçu leur application ailleurs. En Belgique, par exemple, dans les endroits où Ton trouve, comme à Tournai et sur les bords de la Meuse, des matériaux de grande dimension, l'appareil de quelques édifices du XII^ et du XIII^ siècle est beaucoup plus grand que celui des monuments contemporains du Brabant et du Limbourg.
Les constructeurs romans de la Belgique se sont le plus souvent servis de l'appareil régulier moyen, composé d'assises dont la hauteur varie entre 12 et 3o centimètres. Dans les constructions les plus anciennes on rencontre aussi assez souvent l'appareil irrégulier. Quelquefois, comme aux murs inférieurs de la première enceinte fortifiée de Louvain (fig. 326), et de la nef de la cathédrale de Tournai, les pierres de ce dernier appareil, quoique brutes, sont rangées par assises plus ou moins régulières et forment une espèce d'appareil pseudisodomos .
L'appareil en arête de poisson est rare dans les édifices romans de la Belgique. A notre connaissance, il n'a été vu qu'à l'église de Coninxheim près
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de Tongres (fig. 327) et à l'abbaye de Saint-Bavon, à Gand (fig. 328). On le voit aussi à l'cglise du village de Mesch, près de Maestricht.
Fig. 326.
Murs inférieurs de la première enceinte fortifiée de Louvain. (Vers 1 160}. Fig. 327. - Fig. 328.
Appareil en ardte de poi.son, à l'église de Coninxheim. aux ruines de Saint-Bavon à Gand.
5. Sculpture manumentttle. a partir du xie siècle, la sculpture monumentale prend soudainement des développements extraordinaires sous l'influence combinée du style lombard, des monuments gallo-romains et des tissus et autres objets d'art rapportés de l'Orient par les croisés.
La sculpture décorative du Xie,et surtout celle du XIF siècle, se distinguent par une grande richesse et une remarquable variété. Les ornements, généralement mieux conçus et mieux traités que pendant l'époque précédente, gagnent aussi plus d'ampleur et plus de relief.
Dans chaque contrée, presque dans chaque province, la décoration romane présente des caractères particuliers, dus au génie propre des habitants, à la nature variée des matériaux et à d'autres influences locales.
Dans le midi de la France, et en général dans tous les pays où l'on rencontrait des monuments romains richement décorés, l'influence lombarde s'allie et se combine avec celle de ces monuments. Les édifices romans de la Provence, par exemple, portent souvent des ornements lombards à côté de motifs évidemment copiés sur des fragments gallo-romains (fig. 329 et 33o).
DfCORATION monumentale du midi bE LA l- RANGE
Fjg. 329. Fig. 330
Galons perlés. (Musée de Toulouse.) Entrelacs.
A Toulouse et dans le Languedoc, les sculpteurs s'inspirent presque exclusivement de Tart de la Lombardie, auquel ils empruntent les entrelacs (fig. 33i et 332) et les animaux affrontés; ils y ajoutent, comme appoint local, une préférence marquée pour les moulures perlées (fig. 33 1). Au centre de la France, où l'école clunisienne dirigeait le mouvement artistique, les ornements consistent dans des végétaux au feuillage vigoureux (fig 333, 334, 337 et 338), auxquels on mêle souvent des animaux chimériques et quelquefois même la figure humaine. Les figures géométriques (fig. 335 et 336) sont assez rares dans cette région, si ce n'est en Auvergne où les incrustations en pierre de diverses couleurs, figurant des losanges, des damiers ou des cercles enlacés, remplacent souvent les ornements sculptés. Dans le nordouest de la France, surtout en Normandie, et aussi en Angleterre, la décoration consiste principalement en étoiles et autres figures géométriques (fig. 339-348).
DÉCORATION MONUMENTALE DU CENTRE DE LA FrANCE.
Fig. 333.
Fig. 334-
Palmettes perlés et fruits.
(Poitou.)
Palmettes perlées, fruits et oves.
(Bourgogne )
Fig. 335-
Fig. 337-
Fig. 338.
Rosettes.
Basants.
Rinceaux.
Rinceaux.
(Puy-cn-Vélay.) (Charité-sur-Loiri.) (Saint-Ursin à Bourges.)
DÉCORATION MONUMENTALE DU NORD-0 JEST DE LA FraNCE ET DE l'AnGLETERRE.
Fig. 339 Fig. 340. Fig. 341. Fig. 342.
Zigzags, bâtons rompus, ou chevrons brisés.
Zigzags opposés ou losanges.
Frette crénelée.
Câble ou torsade.
Fig- 343-
Fig. 344.
nU
Méandres.
Fig. 345. Fig. 346.
Billeltes.
Imbrications. Têtes plates. Têtes de clou. Dents de scie.
Dans les basiliques élevées à Rome, pendant le Xl^ et le Xll^ siècle, d'après les principes de construction du style latin, la décoration monumentale présente souvent la plus grande analogie avec celle des monuments lombards. Pour se convaincre de la vérité de cette assertion il suffira de comparer les figures 349 et 35o, qui reproduisent des fragments d'ornements empruntés à l'église de Sainte-Marie-au-Trastévère à Rome (Xlie siècle), avec les chapiteaux lombards que nous avons donnés ci-dessus, fig. 3oo et 3oi (p. 328).
DÉCORATION MONUMENTALE DE l'ItALIE CENTRALE.
Fig. 349-
Ornements à leglise de Sainte-Marie-au-Trastévère à Rome (xii'' siècle). L'ornementation romane de l'Allemagne se compose principalement de galons enlacés dont les extrémités finissent en feuilles à trois ou cinq lobes