XVI INTRODUCTION
En réunissent les indications fournies par les monuments eux-mêmes, par les écrivains anciens et par les recherches des auteurs modernes, nous pouvons nous représenter assez exactement, sinon complètement, soit le mode de construction des édifices romains, soit la physionomie de la ville, avec ses collines, son enceinte, ses aqueducs, sa division administrative en régions.
§ I. Matériaux et appareils.
Les matières le plus communément employées dans les monuments romains sont la pierre et la brique. Il y a différentes espèces de pierres. 1*^ Le tuf. « tophus. lapis ruber, saxum rubrum », pierre volcanique que l'on trouve partout dans la campagne romaine et qui forme les collines de la ville. Il était déjà en usage chez les Étrusques. L'enceinte de Servius Tullius fut construite en tuf. 2° Le pépérin, « lapis albanus », agglomération d'éléments sortis des cratères des monts Albains. 3° Le travertin, dont les carrières sont près de Tivoli, « lapis tiburtinus ». On s'en servit sous la république et sous l'empire, par exemple pour la construction du Colisée. 4° Le silex, pierre volcanique employée pour les voies et pour la partie intérieure des murs. — Le marbre n'existait pas aux environs de Rome : il ne devint commun que vers la fin de la république et sous l'empire. — La composition des briques n'était pas identique à celle des briques modernes : on les fabriquait avec une sorte de terre peu résistante. La manière dont elles sont dispersées dans les constructions peut en faire reconnaître la date ; à l'époque d'Auguste et de Néron, la couche de chaux étendue entre les briques est très mince ; elle devient ensuite plus épaisse, surtout au V^ et au VI^ siècle.
On distingue, d"après A'itruve i/), plusieurs appareils. 1° L'« opus quadratum ;\ formé de parallélipipèdes de tuf, de pépérin ou de travertin. C'est le procédé le plus ancien, celui qui se voit dans l'enceinte de la « Roma quadrata ».