LA BASILIQUE CONSTANTINIENNE
Pour l'intérieur, nous avons, entre autres, les dessins d'Alfarano et de Grimaldi (V), d'un manuscrit du Soane Muséum, de Jean Foucquet (-), la fresque des cryptes de St-Pierre. Celle de St-Martin-des-Monts est assez fantaisiste. L'entrée même de la basilique fut ornée par Grégoire IX
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FAÇADE l'E LA BASILIQUE VATICAXE AU Xl« SIECLE (Ms. de Farfa.)
d'une mosaïque et d'une inscription. Cinq portes donnaient accès aux nefs : à gauche, la « porta judicii », près de laquelle
1. Biblioth. Vat. Cf. Muntz, RitercheintL^mo ailavoriarcheolagici di G G'imalJi, p. 3S.
2. Cf. Durieu, Vue de r ancien Si-Pierre de Rome, dans les Mélanines /. B. ie A'ûssi, p. 221 sq.
Il6 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
étaient enterrés Hadrien !<='■ et Sergius P""; c'était la porte par laquelle entraient les convois funèbres ; — puis, en allant vers la droite, la « porta argentea », revêtue de plaques d'argent auxquelles on substitua plus tard des lames de bronze: ce nom fit croire au peuple qu'il y avait aussi une porte d'or, à laquelle auraient été attachées des indulgences spéciales ; mais toutes les recherches qu'on fit sous Alexandre Vl pour retrouver cette porte n'aboutirent à rien ; c'est alors que le pape fit construire la « porta Sancta », qui ne s'ouvre que pour le jubilé 0); — la « porta romana »; — la « porta ravenniana » ; — - enfin la « porta guidonea », par laquelle on pénétrait dans l'oratoire de Jean VII. Cet oratoire fut construit au VI IF siècle en l'honneur de la T. Ste Vierge ; on l'appelait aussi « oratorium SS. Sudarii », « oratorium Veronicae », parce qu'on y conservait la célèbre relique de la Ste Face, le « Volto Santo ». Au XVI P siècle, il fut détruit, et les débris des œuvres d'art qui l'ornaient furent .dispersés de tous côtés; on en retrouve dans les cryptes vaticanes et dans diverses églises, à Rome et même à Florence. La basilique avait cinq nefs. D'abord complètement libres, elles furent au moyen-âge remplies d'autels ; on en adossa même aux colonnes, comme il y en a encore à r« Ara caeli ». A l'extrémité de la grande nef s'élevait l'arc triomphal. Constantin y avait fait tracer une inscription qui rappelait la suprématie de S. Pierre :
Quod duce te mundus surrexit in astra triumphans Hanc Constantinus victor tibi condidit aulam.
Une autre inscription accompagnait la mosaïque placée par le même empereur au fond de l'abside :
lustitiae sedes fidei domus aula pudoris Haec est quam cernis pietas quam possidet omnis Quae patris et filii virtutibus inclyta gaudet Auctoremque suum genitorem laudibus aequat.
Une autre mosaïque fut ajoutée à celle-ci par Innocent III. Elle représentait Notre-Seigneur sur un trône entre S. Pierre