‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 125 sur 384 · STATUE DE S. PIERRE EX^ BRONZE · texte numérisé non relu

STATUE DE S. PIERRE EX^ BRONZE

risaurien (^): l'empereur ayant menacé d'envoyer des soldats I. £r- >^n (^- ^•, t. Lxxxix, coi. 519-520.)

pour la détruire, le pape lui déclare que le peuple saura la défendre et qu'il ne répond pas du sang qui pourra être versé Toutefois il n'est pas absolument prouvé qu'il ne s'agisse pas d'une image autre que la statue en bronze actuellement vénérée.

L'autre statue de S. Pierre, en marbre, qui se voit dans les grottes \'aticanes, est une statue ancienne, dont la tête et les bras ont été changés à une époque relativement récente, peut-être au commencement de la Renaissance.

Enfin un certain nombre de souvenirs de l'ancienne basilique sont conservés dans les Cryptes \'aticanes 0;. Ces vastes cryptes sont divisées, en deux parties: les « grotte nuove », cjui représentent à peu près la projection de la coupole ; et les « grotte vecchie », qui s'étendent au-delà jusqu'à la chapelle du T.-S.-Sacrement. Les premières ont la forme d'un hémicycle sur les bords duquel s'ouvrent trois chapelles ; les secondes, la forme d'un long rectangle partagé en trois nefs par des piliers de maçonnerie. Quatre escaliers, construits par Urbain \TIL y conduisent; ils correspondent aux quatre grandes statues qui regardent la confession. On descend ordinairement par celui de Ste-\"^cronique.

Plutôt que de donner une description complète des Cryptes A'aticanes ('), il suffira d'indiquer ici les plus importants des monuments qu'elles renferment. Elles constituent un véritable musée, malheureusement un musée où règne le plus parfait désordre. Impossible de deviner quel principe a présidé au classement des 238 numéros. Inscriptions, sarcophages, peintures, mosaïques, statues, se succèdent sans aucun souci de la chronologie : une inscription damasienne suit de près une mosaïque de Giotto et précède un fragment

I. Elles ont été éludiées par divers auteurs, notamment par le cardinal Eorgia, Vaticana confessio B. Felri, Rome, 1776; Bonanni, Nunnsmaia SS. PoiitiJîiU!>i tetnpli Vaticani fabricaui ituitcantia, Rome, 1700; Djonisio, SacrarîimVaticanae luisilicae cryptartiin vioiitdiicnta, 2''éd. , Rome, 1S18; Sarli et Settele, Ad Philip. Laur. Dyonisii ofus de Vaticanis scriptts appendix, Rome, 1840.

z. liacée ici, cette description serait trop longue, et il n'y aurait plus proportion entré ce chapitre et les suivants. J'avais pensé la donner à la tin du volume, parce qu'elle était, d'une part, difficile à trouver ailleurs, et parce que, d'autre part, elle complète ce qui a été dit de la basilique de St-1'ierre. Mais elle formerait un appendice démesuré. |e préfère renvoyer à celle que vient de publier M. Dufresne, Le^ Cryptes Vaficattes, Desclée, 1902.

de sculpture du XX*^ ou du X\'b' siècle; des épitaphes du \'P siècle avoisincnt un tombeau du XIIP; bien plus, les fragments d'un même monument sont dispersés de différents côtes, tandis que sont réunis sous un même chiffre des monuments qui n'ont absolument rien de commun.

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En groupant tous ces monuments suivant leurs analogies, on pourrait distinguer une collection épigraphique, une collection de sarcophages anciens, une collection d'objets ayant servi à l'ornementation de la basilique constantinienne ou de quelqu'une de ses parties, enfin une série de tombeaux de papes et d'autres grands personnages.

RV/A ^J.

La collection épigraphique s'ouvre chronologiquement par l'inscription, déjà citée, que S. Damase plaça dans le baptistère et qui rappelle les travaux exécutés par ses soins ,n" 47). Elle se poursuit jusqu'à la fin du XV*^ siècle. Les principaux éléments dont elle se compose sont 1" des épi-

taphes de papes (n°- 2ô, 99, 108, 124. 125, 143. 168. 169', 2" des inscriptions consulaires (n°* 36. 42. 45, 76. 77, 107, 108, 120, 121, 130. 138. 142. 144, 146, 155). 3° des inscriptions commémorativcs d'événements très imixjrtants, comme celles qui rappellent le concile tenu à Rome sous Grégoire III (no= 10. 12) et la donation de la comtesse Mathilde (n° 74). Parmi les éloges de Souverains Pontifes, ceux de S. Nicolas pr (no 99), de Grégoire V (n» 108) et de Nicolas \' (n° 168), méritent une attention spéciale, soit pour leur forme littéraire, soit pour les faits auxquels leur texte fait allusion. Du bel éloge de S. Grégoire le Grand (n° 125) il ne reste malheureusement que deux très petits fragments. Toutes les inscriptions consulaires, sauf deux, sont du V'^ et du VI^ siècle ; une des plus curieuses est celle qui mentionne le consulat de Bclisaire 'n" 120'^ :

HIC REQVIESCIT IN l'ACE lOANNIS

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OLOGRAFVS PROPINE ISIDORF QVI

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