I. Cf. Êlémenli, t. I, p
Plusieurs des fragments conservés dans les cryptes, monogramme (n° 3), croix [nP^ 21, 44 1, statues (n°^ 24, 35), peintures (no 34), débris de sculptures (n^s lOO, 176, 178-181, 198, 229), ont fait partie de l'édifice constantinien, sans qu'on puisse toujours savoir au juste quelle pfece ils y occupaient.
MtÊ^ÊÊÊÊÊÊÊtÊÊL
D'autres, mieux connus, ont appartenu ou à la confession n"= 2, 220, 225-228, 230, 233, 234, 236-2381. ou à la célèbre chapelle de Jean MI dont il a été question plus haut (no^S, 11, 27, 28, 32, 50, 132, 135, 217, 232), ou à la chapeUe delà Ste-Lance qui s'élevait à gauche de la confession (n^s 23, 52-
55, 59, 62. 61). I^e reste de dallage en marbre que Ton voit dans les « grotte vecchie » (n" 78) est encore à sa place primitive et marque le niveau de l'ancienne basilique. C'est dans une des chapelles des « grotte nuove » qu'est placée la statue antique tran'sformée de bonne heure en statue de S. Pierre {n° 16> et restaurée à la Renaissance.
Enfin les Cryptes Vaticanes forment une petite nécropole où reposent les personnages les plus illustres. Naturellement ce sont les papes qui y figurent en plus grand nombre, autour de S. Pierre et des pontifes des deux premiers siècles. Ceux qui ont reçu le titre de Saint, comme S. Grégoire le Grand, S. Léon le Grand et ses trois premiers homonymes, ont été transportés sous les autels de la basilique moderne. D'autres n'ont fait pour ainsi dire que passer dans les cryptes et ont reçu ailleurs leur sépulture définitive ; ainsi Alexandre Vl et Calixte III, Pie II et Pie III. Mais il reste encore les tombeaux de Grégoire V m" 108'. Hadrien IV (n° 156 , Nicolas III .no 172K Boniface Mil n° 160\ Urbain \'l (n° 174), Innocent VII (n" 177 1, Nicolas V ^n» 168\ Paul II (no 169), Jules III m» 171'. Marcel II ;,n° 182\ Innocent IN (no 184) et Pie Vl in" 123i. — Un empereur, Othon II, a son tombeau [Tï'^ 109) près de celui du pape allemand Grégoire \'. Enfin les Souverains Pontifes ont donné asile après leur mort, comme pendant leur vie, à plusieurs princes dépossédés, à Charlotte, reine de Chypre et de Jérusalem (n" 69), et aux trois derniers Stuarts, Jacques III, Charles-Edouard comte d'Albany, et le Cardinal d'York (n°* 89-91). Tous ces grands noms font un peu oublier ceux des autres personnages, cardinaux, prélats, grand-maître de Malte, dont les Cryptes \'aticanes renferment également la dépouille mortelle. On le voit, le désir d'être inhumé près des martyrs {^) n'a point passé avec les siècles de persécutions : nulle part il ne s'est manifesté plus vivement qu'autour des reliques du Prince des apôtres.