Cf. de Rossi, Koin. sott., t. III, p
Enfin il faut noter lepitaphe d'un enfant (+ 1030), petit neveu d'Albéric; celles du pape Jean XIII (965-972), de Pierre de Léon (XIP siècle). Albéric fut l'auteur de la révolution qui bouleversa Rome en 932 (^) ; après avoir enlevé le pouvoir à son frère le pape Jean XI, il se proclama « princeps et senator omnium Romanorum » et nomma pape son propre fils Octavien (Jean XII), un jeune homme de 18 ans, qui, l'an 962, couronna l'empereur Othon P''. Jean XIII, successeur de Jean XII, fut à son tour chassé de la ville ; au bout d'un an, Othon le rétablit sur son siège; et Pierre, le préfet instigateur de cette révolution, fut condamné à être pendu, « ad collum caballi Constantini », c'est-à-dire à la statue équestre de Marc-Aurèle, qu'on croyait être celle de Constantin, statue qui était alors sur la place du Latran et qui est maintenant au Capitole. Jean XIII couronna Othon II et bénit son mariage avec Théophanie, fille de l'empereur de Byzance. — Le sarcophage de Pierre de Léon, placé dans le cloître, est un monument du 11"^ siècle, orné des figures des Muses. Ce personnage, d'origine juive, avait de grands biens sur les bords du Tibre, près de la porte d'Ostie; c"est en souvenir de son nom qu'une localité s'appelle encore Portaleone. Il fut le père de l'antipape Anaclet II, dont nous voyons des inscriptions dans le vestibule de St-Laurent in Lucina.
Le musée de St-Paul a, comme on le voit, une véritable importance tant pour Thistoire de la basilique même que pour celle du cimetière qui l'avoisina jadis.
I. Cf. Duchesne, Les origines de V Etat pontifical , p. 171 sq.
Gt)apitre quatrième