I. S(2/., 1. I, sat. S
Liciniani. » Dans ces derniers, ainsi appelés du nom de l'empereur Licinius Gallien, se trouvait l'édifice polygonal autrefois pris à tort pour le Temple de Minerva Medica, et qui est plutôt le « Xymphaeum » des jardins de Gallien. L'espace qui précède l'arc de Gallien ou la Porte Esquiline formait le « Forum Esquilinium ». Cette partie de la ville possédait de grands édifices publics : le « Macellum Liviae », vaste marché situé sur l'emplacement de l'église actuelle de StA^ite; la basilique de Junius Bassus, changée au V^ siècle en église chrétienne sous le vocable de St-André et plus tard de St- Antoine ; les bains de Neratius Cerealis, consul en 338, dont on a retrouvé quelques restes et dont une inscription est encore visible près de la \'ia Cavour ; — la « basilica Siciniana », qui dut être l'origine de Ste-]\Iarie-Majeure. De cette basilique font mention Ammien INIarcellin i^V), S. Jérôme (-), Rufin |3), Socrate (*). On sait qu'après la mort du pape Libère le parti qui lui était opposé élut pape S. Damase dans l'église de St-Laurent in Lucina,et que peu après les adversaires de Damase se réunirent dans le titre de Jules (Ste-Marie-du-Transtévère^ et nommèrent un antipape, L'rsinus ou Ursicinus. Ammien Marcellin, qui parle de ces faits, dit que la lutte fut vive et qu'il y eut niême du sang versé « in basilica Sicinina, ubi ritus christiani est conventiculum ». Il était naturel que les amis de Libère s'assemblassent dans une église fondée par lui.
C'est en effet à ce pape que remonte la construction de Ste-Marie-Majeure. La légende rapporte que le patrice Jean^ qui habitait à cet endroit, désirant bâtir une église à la très Ste \"ierge, eut un songe dans lequel la Ste Vierge elle-mêmeg lui indiqua l'emplacement qu'il fallait choisir, et que le lendemain la neige tombée f)endant la nuit, bien qu'on fût auj 5 août, en marqua les limites. Ce récit du moyen-âge ne repose sur aucun document ancien ; l'histoire de la neige