ST-SIXTE-LE-VIEUX
du passage de S. Sixte II et de sa rencontre avec S. Laurent au moment où il se rendait au martyre. Nous n'en avons plus aucune mention jusqu'au IX*^ siècle. Dans la biographie de Léon I\', le Liber pontificafis parle d'un «monasterium Corsarum » annexé à l'église. Ce n'est pas le nom d'une famille, comme on la pensé, mais celui de l'île de Corse d'où devaient être venues les religieuses. Au IX^ siècle, peut-être sous Léon IV, on transféra à St-Sixte un certain nombre de corps saints du cimetière de Calixte ; l'inscription gothique, placée dans l'église, à gauche de l'entrée latérale, nomme les SS. Zéphyrin, Sotère (^j, Partène et Calocère, Anthère, Lucius et Félix.
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Au début du XIIP siècle, Honorius III restaura la basilique et donna le monastère à S. Dominique, qui s'y établit avec ses premiers compagnons. Quand S. Dominique se retira à Ste-Sabine, St-Sixte passa aux Dominicaines, qui y restèrent jusqu'au moment où elles s'installèrent sur le Quirinal (X\'P siècle). Le clocher et le cloître appartiennent à ce genre de construction qu'on appelle « a tufelli »ou « saracinesca » et remontent à Honorius III. L'église^ restaurée par Sixte IV et de nouveau, dans le goût moderne, au XVI P siècle, ne renferme rien de remarquable. Elle est encore titre cardinalice.
I. Elle cite aussi le nom du pape S. Soter ; mais c'est évidemment une confusion résultant de la similitude des noms : le pape ï^oter n'a pas été enterré à St-Calixte.
Élcm. d'archéol. chrét. -- IIF. 14
§ III. St-Césaire.
L'ancienne diaconie de St-Césaire ne doit pas être confondue avec St-Césaire in Palatio, qui se trouvait sur le Palatin 0). Son vrai nom était *St-Césaire in Turri ; Cencio Canierario, au XI P siècle, l'appelle « S. Caesarius de Appia ». Le saint à qui elle est dédiée est un diacre du 1er siècle, fêté le 1'^' novembre. D'après les Actes des SS. Nérée et Achillée, c'est lui qui aurait déposé les corps de ces martyrs au cimetière de Domitille. Peut-être quelque souvenir spécial rattachait-il cet endroit à l'histoire des deux saints et au titre voisin de Fasciola. De l'ancienne église il reste les colonnes et les ambons, œuvre des marbriers romains. La mosaïque qui ornait la voûte a été remplacée par une peinture.
Il y avait probablement à côté de l'église un monastère de vierges. Le Liber pontificaUs parle en effet d'un «monasterium S. Caesarii ancillarum Dei ». L'église fut desservie autrefois par des moines grecs ; il reste encore quelques parties de leur monastère, les fenêtres sont du style de la Renaissance. C'est là qu'habita dans la première moitié du KV^ siècle le cardinal Bessarion. Abandonnée après cette époque, l'église fut rebâtie sous Clément VIII, à la fin du XVP siècle. Elle figure toujours parmi les titres cardinalices diaconaux.
§ IV. St-Jean-devant-la-Porte-Latine.
Devant St-Césaire la voie Appienne se bifurque et donne naissance, à gauche, à la voie Latine. Ces deux voies sortaient donc ensemble de l'enceinte de Servius TuUius par la porte Capène. Dans l'enceinte d'Aurélien il y eut une porte Latine. Près de cette dernière s'élève l'église de St-Jeandevant-la- Porte-Latine, dont Crescimbeni a écrit l'histoire {^). La tradition du martyre de S. Jean en cet endroit est très an-
1. Cf. Duchesne, La chapelle impériale du Palatin, dans le Bulletin critique, l885,4i7sq. ; — Le Palatin chrétien, dans \t Nucroobullet., 1900, p. i7sq.Tout récemment (1907), M. Bartoli a pu reconnaître quelques traces de cet oratoire de S. Césaire dans Tédifice de la maison de Auguste sur le Palatin. Cf. Nuoz'O Bttllettino di arch. crist., 1907, page 191, suiv.
2. Istotia dclla chiesa di S. Gioz'anni avanti alla porta Latina, Roma, 17 16.