STE-BALBINE. I J T
nom de Frédéric Barberousse aurait été effacé en haine de l'empereur. Mais M. Gatti a reconnu qu'il devait y avoir simplement: regio sancti angeli.
§ V. Ste-Balbine.
La partie orientale de l'Aventin, ou petit Aventin, et ses environs immédiats formaient la XIP région civile, « Piscina publica », qui s'étendait en dehors de l'enceinte de Servius Tullius jusqu'à St-Césaire. Il y avait là primitivement un vaste réservoir d'eau pour les bains. Il disparut sous les empereurs : « Xomen manet, ipsa non exstat », dit Festus (1) ; et au même lieu Caracalla construisit ses thermes. La ■ lus importante des rues qui traversaient cette région, le
vicus piscinae publicae », correspondait à peu près à la \'ia di porta S. Paolo : Ammien Marcellien raconte en effet (-) que l'obélisque de Constance, amené par le Tibre, fut transporté au cirque sur des rouleaux par la voie d'Ostie, la porte d'Ostie et la « piscina publica ». La XI P région ne possédait pas un grand nombre de monuments remarquables. Il faut citer cependant : le temple de la bonne Déesse qui présidait à la fertilité de la terre et guérissait les maux d'yeux ; son sanctuaire était pour ce dernier motif dénommé « templum bonae Deae oclatae » ; on l'appelait aussi « templum bonae Deae subsaxanae » (^), parce qu'il était situé au-dessous de l'Aventin ; on y a retrouvé des ex-voto en forme d'yeux ; — des maisons patriciennes, comme celle de Fabius Cilo, qui fut consul en 193 et 204 et précepteur de Caracalla : des tuyaux de plomb, découverts en 1857, portent le nom de ce personnage L • fabi • CILOXIS; il est probable qu'à la même famille appartenait cette Celonia dont le plan de Septime-Sévère mentionne les jardins : HORTI CELOXIAE FABIAE ; — la maison privée d'Hadrien « privata Hadriani », dont on croit avoir retrouvé deux