‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 177 sur 384 · I. Cf. supr., p · texte numérisé non relu

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Elém. d'archéol. chrét. — III. '7

2l8 ÉLÉMENTS DARCHÉOL-OGIE CHRÉTIENNE.

pas avant le XVP siècle ; elle a dû commencer à l'époque où Léon X a substitué la netite barque en marbre que l'on voit

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devant la façade à celle qui s'y trouvait auparavant et qui était sans doute un ex-voto à Jupiter redux. Le temple de cette divinité s'élevait dans le voisinage.

Étant encore le jeune cardinal Jean de Medici, ce même pape avait fait restaurer l'église par Raphaël ; heureusement on ne lui a pas enlevé sa forme basilicale. Le sanctuaire est élevé, comme dans les anciennes basiliques ; et il y a de chaque côté les deux petits autels pour Y « apodosis. » et la

« prothesis ». La mosaïque de l'abside remonte au IX"'' siècle. En avant on voit le Sauveur assis entre deux anges et les douze apôtres, S. Pierre tenant à la main les clefs, et S. Paul le rouleau des Écritures; sur les côtés, un prophète, adroite et à gauche ; au centre de l'arc, le nom monogrammatique de Pascal I^''; dans la courbe de l'abside, la Madone assise, tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux et entourée d'anges ; le pape Pascal, en petites dimensions et portant le nimbe carré, est prosterné à ses pieds. Au-dessous on lit l'inscription suivante:

ISTA • DOMVa • PRIDEM ■ FVERAT • CONFRACTA • RVINIS NVXC • RVTILAT • IVGITER - VARIIS • DECOKATA • METALLIS ET • DECVS • ECCE • SVVS • SPLEXDET • CEV • PHOEBVS • IX • ORBE QVl • POST - FVRVA - FVGAXS • TERRAE ■ VKLAMIXA • XOCTIS VIRGO • MARIA • TIBI • PASCHALIS • PRAKSVL • HONESTVS COXDIDIT . HAXC • AVLAM • LAETVS • PER • SAECLE • MANEXDAM

Depuis longtemps l'église a pour desser\-ants des moines grecs ^lelchites. La confession est moderne ; elle renferme les reliques de différents Saints, en particulier d'une Ste Sabine.

S V. St-Etienne-le-Rond.

L'église de St-Étiehne'« in' Cbëlio monte j>, vulgairement St-Étienne-le-Rond, existait dès le V^ siècle : un prêtre de ce titre a pris part au concile tenu sous le pape SxTnmaque. La question de son origine a donné lieu à beaucoup de discussions. Les uiis y orit vu un temple païen, soit de Faune, soit de Bacchus, soit de Claude. Mais cette opinion est contredite par ce que nous savons de la forme architecturale de ces temples qui étaient Carrés ou rectangulaires ou ronds sans colonnes intérieures. Ce ne peut être non plus un mausolée, puisqu'on n'enterrait pas à l'intérieur de la \-ille ; ni un « nymphaeum » analogue à celui de Gallien, puisque nous n'avons à cet endroit aucune indication de jardins ou de villas. D'autres ont pensé que c'était un monument entière-

ment chrétien, érigé, d'après le Liber pontificalis, par Simplice (468-482); ainsi Hùbsch (i), de Rossi {^), Armellini {^). Aujourd'hui on croit plutôt que c'était une salle du «macellum magnum ». Une médaille de Néron représente un édifice semblable avec le nom macellvm • avg • : il est certain

que le monument actuel est postérieur à Néron, mais il a pu être bâti sur le plan d'un autre plus ancien. Symmaque, au V^ siècle, transforma cette salle en église et la dédia à S. Etienne, dont les reliques venaient d'être apportées à Rome. La décoration fut continuée par Jean P"" (523) et achevée par Félix IV (526-539). Le Codex Palatinus (*) nous a con-

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