Storin di Roma e dei papi, vol. I, p
trée se confond avec celle même du palais de Caligula, du côté du Temple de Castor. L' « atrium » devait être couvert : un énorme pilier en maçonnerie enlevé récemment supportait la toiture. Dans les murs on remarque des niches destinées à recevoir des statues païennes, puis des images chrétiennes. Les peintures qui couvraient les parois sont très détériorées; néanmoins on reconnaît encore, à droite, la très Ste Merge (MARIA REGINA) avec S. Sylvestre (SCS SILBESTRVS et un autre pape au nimbe carré (SanctissiMVS ///'///axvs paPA), qui peut être Etienne III (752-757) ou Hadrien I" 772- 795) ; à gauche, dans une niche, une image de moine barbu (0 .\riOC ABBAKVPo; , et dans lépaisseur de la paroi, un tableau du XI*= ou du XII*^ siècle représentant la sépulture de S. Antoine, avec les mots AXTOXIVS DEMOXES: le corps du saint a l'apparence d"une momie égyptienne. Dans la basilique proprement dite il reste encore des fragments de colonnes en marbre et les traces de la « schola cantorum » qui occupe presque toute la nef centrale. Ces dimensions extraordinaires de la < schola ;> trouvent leur explication dans ce fait ciue l'église devait être desservie par une nombreuse communauté de moines grecs et latins. Les peintures de la paroi de gauche représentent, assez grossièrement, l'histoire de Joseph ; chaque scène est expliquée par une légende en latin. En commençant par la gauche, on rencontre successivement : le songe de Joseph, — Joseph caché dans un puits et vendu par ses frères, — Joseph devant Putiphar, — la scène de la tentation. — Joseph en prison avec l'échanson et le panetier, — le festin de Pharaon, — la rentrée en grâce de l'échanson et le supplice du panetier. Au-dessous se déroule une composition grandiose : le Sauveur assis, tenant en main les Évangiles et bénissant, est entouré de Saints latins à droite et grecs (à gauche): à droite, S. Clément (0 AFIOC KAeiMGNTlOC), S. Sylvestre (0 AFlOC CeABGCTPIOG), S. Léon (0 AFIOC Aeur.peut-être S.Alexandre 0 AriOC AA ;' ' OC). S.Valentin (G vriOC BAA6-NTIN0C), S. Euth>Tne (0 AFIOC eveïMIOC) entre deux autres Saints dont les noms sont effacés, S. Sébastien (0 AFIOC C6BACTIAN0C. S. Grégoire, (0 AFIOC
rPirOPIOC) ; à gauche, S. Jean Chrysostome (0 AriOC ////N.MIC XPICTOM , S. Grégoire de Nazianze (0 AriOC rPirOPIOO, s. Basile (0 AriOC BACIAIOC , S. Pierre d'AlexandrietOAriOC neiPOC , S.Cyrille 0 AFIOC KVPIAAOC), S. Épiphane 0 AFIOC 6ni<ï>AMUC, S. Athanase (0 AFIOC
XEF CENTRALE DE STE-MARIE-ANTIoUE,
ASANACIOC), S. Nicolas (0 AFIOC NIKOAAOC), S. Érasme (0 AFIOC ePAC.MOCi. Des tableaux de l'Ancien Testament ornaient aussi la paroi opposée, ils sont maintenan' en mauvais état. Dans une petite niche, on voit la très Ste Vierge, Ste Anne (anna) et Ste Elisabeth (Elisabeth), chacune portant son enfant. C'est un motif nouveau et des
STEMARIE-ANTIQUE.
plus gracieux. La figure de Ste Anne est intéressante pour l'histoire de son culte en Occident.
Plus importantes encore sont les peintures du sanctuaire. Avant d'y pénétrer, voici à droite Isaïe et le roi Êzéchias sur son lit de mort ; le nom de chaque persormage (EZECHIAS REX — ISAIAS profeta) est inscrit à côté de lui, et au milieu on lit l'inscription : DISPONE DOMVM tvam QVIA morieris C). Tout près, un groupe de six figures, parmi lesquelles on distingue une orante (H AriA GOAOMCUMfi et un homme
NEF CENTRALE ET ABSii^^E i-t s i h- .M A k 1 h- AN ilQUE.
barbu (6A6AZAP), doit se rapporter à l'histoire des Machabées. De lautre côté, à gauche, où était peinte l'Annonciation, on lit quelques paroles de la salutation angélique: XAIPG (xc/ap^T(o)MeNH/ ///e>Tl\NAlZIN(/.a'. £j)AOrHMeiSOS; et on voit S. Démétrius tenant une croix dans la main droite et un diadème dans la main gauche (APIOC AH.MHTPiCi. Sur les murs du « presbyterium » étaient figurées des scènes du Nouveau Testament; il en reste, à gauche, l'Epiphanie, à