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(An. 532.)
L'inscription de Theodotus devient plus claire encore si on la rapproche de celle qui se lit à l'entrée de la grande abside :
SCAE • DI genitrici SEMperque virgini MarlAE
Cette inscription est certainement de la première moitié du ^'IIP siècle. Or lltinéraire d'Einsiedeln, qui est de la même époque, ne mentionne sur le Forirni aucune autre église dédiée à la T. Ste Vierge : il n'est pas vraisemblable qu'il ait pu omettre une église d'une telle importance.
Les peintures découvertes représentent plusieurs papes, et les « def ensores ->, comme Theodotus, appartenaient à la cour
I. Le P. Grisar {Cw. Catt., 1901, p. 229) a identifié ce Theodotus avec celui dont parle \e Lièer fontificalïs (in vit. Hadriani, éd. Duchesne, I, p. 486), et qui était oncle du pape Hadrien. Le catalogue des reliques de St-Ange in Pescheria (placé dans l'église, à gauche de la porte d'entrée) lui attribue la restauration de 1 église et le qualifie ainsi: «Theodotus olim dux nunc primicerius sanctae sedis apostolicae et pater (h)uius benerabilis diaconiae. » Cf. Grbar, Anal, rom., I, p. 173- 175-
pontificale. Or, daprès la vie de Jean VII, S. Maria Antiqua était la chapelle du pape ['■). Il est même dit que son palais, r « episcopium », était bâti « supra eamdem ecclesiam » (^). On s'expliquerait difficilement ce détail, si l'église mentionnée était Ste-Françoise-Romaine, tandis qu'à Ste-Marie-Libératrice il est tout à fait croyable.
Enfin un dernier fait complète la démonstration : devant l'abside principale on a déterré un bloc de marbre, de forme octogonale, qui a fait partie dun ambon, et sur le bord duquel se lit cette double inscription :
t lOHANNES SERVVS SCAE MARIAE
t iLOANNOr AOÏAOr THC «GUJTOKÛV
En rapprochant ces lignes de l'inscription de Jean VII conservée dans les cryptes Vaticanes, il est visible qu'elles
INSCRIPTION DE JEAN VII (Cryptes vaticanes).
ont la même tournure (^), la même forme de caractères, le même relief; et que par conséquent le fragment appartient à l'ambon même dont le Liber Fontificalis attribue à Jean "\^II la construction précisément dans l'église de Ste-Marie-Antique.
Jean VII (705-707) était probablement né au Palatin, où son père Platon était « cura palatii U rbis ». L'inscription du tombeau de Platon, à Ste-Anastasie, parle d'un grand escalier restauré par lui. Si on admet que Jean VII transforma en « episcopium » la maison paternelle, cet escalier pourrait
1. L'église du palais, et non, comme l'ont avancé quelques-uns, son église cathédrale : dès le temps de Constantin la cathédrale des papes fut la basilique de Latran, qui conserva toujours ce privilège.
2. « Basilicam itaque S. Dei Genitricis quae antiqua vocatur pictura decoravit illicque ambonem noviter fecit et super eandem ecclesiam episcopium quantum ad se construere malluit illicque pontificatus sui tempus finivit.» Lib. poutif.
3. D'autant plus que l'inscription Vaticane é'ait aussi originairement en latin et en grec. Cf. Grisar, Analecta roriiaiia, t. I, p. 168.
être celui qui mettait la « Porte romaine » de la « Roma quadrata » en communication avec la « via nova » et le Forum, et dont nous parlent Ovide et Festus 0). Nous voyons cet escalier indiqué sur le plan de Septime-Sévère, et il existait encore au moyen-âge. C'est évidemment celui que l'on reconnaît à gauche de la basilique.
On ne distingue pas avec certitude les peintures faites par Jean VII, mais seulement celles de Zacharie et de Paul P^ dont les portraits sont accompagnés des noms propres.
La chapelle à gauche de l'abside était dédiée aux SS. Cyr et Julitte, martyrs de la persécution de Dioclétien (fête le 16 juin). Les murs latéraux en effet sont ornés des scènes de leur martyre: à gauche, Ste Julitte devant le juge, S. Cyr flagellé (VBI SCS cviRicvs catomvlebatvs est), s. Cyr parlant au juge Alexandre après qu'on lui a arraché la langue (VBI SCS CVIRICVS LINGVA ISCISSA LOQVITVR AT PRAESIDEM), S. Cyr et sa mère en prison près des chaudières bouillantes (S. CViRiCVS CVM matre) : — à droite, SS. Cyr et Julitte jetés dans la chaudière (VBi SCS cviRiCVS CVM matre sva in sartagine missi svnt). s. Cyr percé de clous (VBI s. cviricvs acvtibvs confictvs), s. Cyr saisi par les pieds et brisé contre le tribunal. Enfin près de la porte d'entrée, d'un côté, les deux Saints, auxquels un personnage portant le nimbe carré présente des flambeaux; de l'autre, quatre figures de Saints, trois femmes et un homme, surmontées de l'inscription :
... ris qvorvm nomina ds scet
que l'on trouve fréquemment dans les martyrologes. S. Cyr et Ste Julitte étaient très vénérés à Rome, quoiqu'ils ne fussent pas des martyrs romains.
Une autre chapelle fait pendant à celle-ci, à droite de la grande abside. Ses peintures sont moins bien conservées. On reconnaît cependant au fond quatre Saints, dont S. Côme et S. Damien (0 AFIOC KOCMAC - 0 AriOC ABBAKVPOC - 0 AnOC CT€<ï>ANOC //////// 0 AFIOC AAMeANOC).