PORTRAIT DUNE SAINTE
(Détail de la façade de la chapelle de St-Zénon.)
un trône vide: c'est la scène de r£Tt.[j.aa-{a, que nous voyons dans d'autres églises. Le pavé est en « opus tessellatum », au milieu duquel est placé un grand disque de porphyre. Les magnificences de cette chapelle l'ont fait surnommer « hortus paradisi ». On l'appelait aussi « oratorium S. Mariae liberatricis ».
On vénère dans la chapelle de St-Zénon la Colonne dite de la Flagellation. Quand le cardinal Jean Colonna dirigea, sous
Honorius III (1219), la V^ croisade, à laquelle eut part S. François d'Assise, il voulut rapporter de Terre Sainte une relique précieuse, et choisit de préférence celle-ci qui rappelait son propre nom' ; il la plaça dans son église titulaire. C'est une colonne de marbre précieux (« diaspro sanguigno ») ; plusieurs fragments en ont été détachés ; l'anneau de fer fut donné à S. Louis, roi de France, qui en retour offrit à Ste-Praxède, où on les voit encore, trois épines de la Ste Couronne dans un riche reliquaire. Une colonne était vénérée de temps immémorial dans l'église du Cénacle sur le mont Sion; c'est d'elle peut-être que parlent S. Jérôme (}), S. Grégoire de Tours {^) et un catalogue de reliques reproduit à la suite des oeuvres du vénérable Bède (^). Une autre colonne, appelée aussi de la Flagellation, est actuellement honorée dans l'église du St-Sépulcre. Suivant le P. A'annutelli (^). ce pourraient être deux parties du même monument; elles ne se ressemblent d'ailleurs ni par la matière ni par les dimensions. Le même auteur est arrivé à proposer l'hypothèse étrange d'une double flagellation ! !
Une relique apocryphe conservée aussi à Ste-Praxède, est un très ancien portrait du Sauveur: S. Pierre, d'après la légende, l'aurait donné à Pudens. La peinture est aujourd'hui tout à fait effacée. Sur le cadre byzantin on lit les mots : IC XC n €B€Pr€TY,C, « Jésus-Christ le bienfaiteur ».
La confession date, comme on l'a déjà dit, de la grande restauration de Pascal P""; les murs en ont été bâtis avec des pierres enlevées aux catacombes. En entrant, nous voyons à droite le sarcophage de Ste Praxède; à gauche, deux autres sarcophages, dont l'un orné de belles sculptures du IV^ siècle représentant un buste de femme, Jonas et deux figures du bon Pasteur. L'autel du fond est décoré d'une peinture du moyen-âge, la Ste Vierge avec Ste Praxède et Ste Pudentienne. C'est l'autel qui se trouvait ancien-