Lib. font if
Ficoroni, cité par Fea 0), rapporte qu'en 1699, on y vit une ancienne chapelle ornée de peintures. Peut-être des fouilles feraient-elles retrouver l'église primitive, comme cela arriverait dans plusieurs autres anciennes églises de Rome.
§ VIII. Ste-BIbiaoe.
La légende de Ste Bibiane se rattache à la persécution de Julien l'Apostat. Cette martyre faisait partie du même groupe que les saints Jean et Paul, Gallican, etc. (-). Le prêtre Jean l'ensevelit près de sa mère Dafrosa et de sa sœur Demetria dans leur propre maison, « in foro Tauri ». Le pape Simplice (467) éleva une église en son honneur: « Et aliam basilicam intra urbem juxta palatium Licinianum beatae martyris Bibiane ubi corpus ejus requiescit » {^). On a supposé que Bibiane fut martyrisée dans sa maison, comme SS. Jean et Paul. Le « palatium Licinianum » désigne les édifices qui se trouvaient dans les jardins de l'empereur Licinius Gallien. Le nom de « foriun Tauri », mentionné par plusieurs' documents, venait sans doute de celui de La famille de Statilius Taurus qui construisit un amphithéâtre près du Champ-de^Mars (Montecitorio), les « horti Tauriani » étant tout près de là ; ou peut-être des têtes de taureau qui étaient sculptées sur la porte Tiburtine et la firent appeler « porta Taurina » (*).
A côté de l'église fut établi le plus ancien cimetière urbain; il existait dès le VP siècle. Il était désigné sous le nom de « ad ursum pileatum », qui rappelle évidemment une enseigne d'auberge ou de boutique. Peut-être fut-il ainsi nommé en souvenir du cimetière du même nom, sur la voie de Porto, d'où furent apportées à Ste-Bibiane quelques reliques en même temps que celles des SS. Simplice, Faustin et Béatrice (VIP siècle). Le sarcophage de ces derniers martyrs est maintenant à Ste-Marie-Majeure (^). L'église fut restaurée par Honorius III, qui y établit un monastère, puis par