‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 279 sur 384 · Cod. Vat. lat. 4265, p · texte numérisé non relu

Cod. Vat. lat. 4265, p

§ IV. Ste-Pudentienne.

Le Viminal, sur lequel nous passons maintenant, ëtait séparé de l'Esquilin par le « Vicus Patricius » (Via Urbana), et du Quirinal par le « Vicus LongTis » (partie de la Via Nazionale), qui suivait la « Vallis Quirinalis ». Son nom lui venait, semble-t-il, d'un temple de Jupiter Vimineus (')• Les documents anciens nous y signalent plusieurs établissements de bains : les « Thermae » ou « Lavacrum Agrippinae », que certains topographes placent au même endroit que St-Laurent-in-Panisperna, parce que, suivant Marliano, on y a retrouvé deux statues de Bacchus avec l'inscription : IN LAVACRO AGRIPPINAE (c'est aussi de cet endroit que proviennent les deux statues assises du Vatican, Ménandre et Posidippe) ; et les « Thermae Olympiadis », situés près des « Thermae Novati ».

Ste-Pudentienne a sans doute été construite, comme Ste-Praxède, dans une propriété de la famille de Pudens. Les deux basiliques ne pouvaient cependant, comme on l'a dit, faire partie du même palais, puisqu'elles étaient séparées par une rue, le « Vicus Patricius ». Cette rue, dont nous parlent Festus (-), Martial (^), Plutarque (*), et que marque un fragment du plan de Rome (^), correspondait à la Via Urbana ; on en a retrouvé le pavé à un niveau beaucoup plus bas, inférieur même à celui du pavé actuel de Ste-Pudentienne. Elle descendait de l'Esquilin vers la Suburre, comme de l'autre côté le « vicus Suburanus » (via in Selci). L^ne ancienne tradition fixe sur cette rue l'emplacement des Thermes de Novat ou de Timothée; aucun auteur classique ne parle de ce monument, mais on a supposé qu'il soit mentionné dans les Actes de S. Justin et peut-être dans une inscription que nous donnerons plus loin.

Les documents qui nous fournissent des indications sur

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