Cod. Vat
STE-PUDENTIENNE. 367
Novat que nous avons dans une inscription qui était dans la galerie lapidaire du Vatican et qui est maintenant au musée chrétien de Latran. Elle avait été prise à tort par \'isconti pour une inscription mithriaque:
i MAXIMVS HAS OLIM THERMias I DIVINAE MENTIS DVCTV CVm|
Elle devait rappeler une restauration, faite par Maxime, des thermes déjà transformés en église sous l'inspiration divine. Une autre mosaïque de la même chapelle représentait S. Pierre assis sur une chaire et enseignant au miUeu d'un troupeau d'agneaux : monument important, qui nous montre dès le IV*^ siècle la tradition locale relative à S. Pierre. Avec ces thermes M. de Rosi (i) a mis en relation S. Justin, qui, d'après ses Actes, habita « prope ad' balneum cognomento Timotinum »; et S. Hippolyte le docteur, dont le souvenir est conservé dans une inscription et dans la petite église du même nom voisine de Ste-Pudentienne, quoiqu'elle soit plutôt dédiée à un autre S. Hippolyte: il exista peut-être là un centre d'enseignement chrétien au 11^ et au III^^ siècle. On voit qu'il y a quelque chose d'historique dans les légendes relatives à ce titre, tandis qu'il ne faut attribuer aucune valeur aux relations supposées par Bianchini entre Pudens et le centurion Corneille ou à l'histoire de la chaire curule donnée par le sénateur à S. Pierre, qu'a imaginée Febeo (-).
D'abord oratoire privé, l'église de Ste-Pudentienne devint au I V'^ siècle basilique publique. Le successeur de Damase, Sirice, la restaura. Ce fait a de l'importance même par rapport à la tradition de la venue de S. Pierre au « vicus Patricius » et à la Via Salaria. On peut penser, en effet, que Sirice avait un culte spécial pour les souvenirs du cimetière de Priscille, où il devrait être enterré. L'inscription de son tombeau renferma des allusions à une chaire et à une fon-