MOSAÏQUE DE ST-MARC
Sous l'arc, on remarque le nom monogrammatique du pape Grégoire I\':
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Sur la paroi extérieure de l'abside oa voit le buste du Sauveur entre les symboles des quatre évangélistes, et un peu plus bas aux extrémités S. Pierre et S. Paul. Cette mosaïque présente cet intérêt spécial, qu'elle nous donne le portrait de Grégoire IV fait par un contemporain 0).
L'autel ne remonte pas au delà de la restauration du cardinal Quirini. L'ancien autel, du XI I« siècle, portait l'inscription suivante (-) : « in n • d • magister gil ■ pbr • card • s- marci ivssit hoc fieri pro redemptione animae svae ann -, dni- WCLIII ind- Il factvm est per manvs iohis pétri angeli et sassonis filior • pavli ». Cette famille de marbriers romains est bien connue, c'est la même qui a fait le « ciborium » de St-Laurent-hors-les-Murs.
Au-dessous de l'autel il y a encore une confession, qui n'est pas ouverte au public. Mgr Bartolini l'a retrouvée en 1854 et décrite dans une brochure (^). Elle est formée d'une galerie rectihgne, qui conduit à l'autel des reliques, et de deux galeries semi-circulaires, qui partent de cet autel, à droite et à gauche, et dans lesquelles on remarque des niches pour les lampes. Elle ressemble beaucoup à celle de Ste-Praxède; Grégoire IV la construisit pour y déposer les reliques des SS. Abdon et Sennen et de S. Hermès; Éginhard nous a laissé le récit des incidents de cette dernière translation (*). La basilique possède beaucoup d'autres ossements tirés des catacombes. Il y a aussi le corps d'une Ste Fortissima, à qui est donné le titre de martyre, mais qui n'a pas dû l'être, car son inscription, placée justement audessous du reliquaire, porte la date de l'an 389 :
1. « Iva mosaïque de St-Marc est tout ce qu'on peut voir de plus pauvre en fait d'art. Les figures y sont etiîanquées, allongées, d'une raideur extrême- L'artiste, s'il est permis d'employer ce 'erme, a su innover même dans la pétrification : ses personnages, au lieu de se tenir sur un même plan, sont hissés chacun sur un socle ; ce sont des portraits, non de saints, mais de statues de Saints. î> Duchesne, Btillet. criiiq., i886, p. 6. On pourrait du reste étendre ces critiques à toutes les mosaïques du IXe siècle.
2. Cod. Vat. de Menestrier, fol. 222. Cf. de Rossi, Bullett., 1875, p. 125.
3. La sotterranea confessione délia 7-o/nanabasihca di S. Marco, Roma, 1844.
4. Historia translationis BB. Pétri et Marcellini, c. X [P. L., t. CIV, col. 590).
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TIMASIO • ET PROMÛTO
Les symboles eux-mêmes indiquent l'ère de la paix. Mgr Bartolini a bien imaginé que cette Fortissima avait pu être martyrisée dans les luttes entre païens et chrétiens qui durèrent pendant tout le I\'^ siècle; mais rien absolument ne confirme cette hypothèse, si ingénieuse soit-elle.
Le grand palais voisin a été construit par le cardinal Pierre Barbo, de \'enise, le futur Paul II, pour remplacer la maison du cardinal titulaire, abandonnée et détruite pendant le séjour des papes à Avignon. Il fallut dailleufs en faire autant pour plusieurs autres titres, notamment pour les Quatre-Sts-Couronnés. L'architecte fut Giuliano da Majano (1468). Son œuvre fut assez monumentale pour devenir résidence papale jusqu'à Pie I\'; plusieurs bulles ont été signées « apud S. Marcum ». Charles \'III y demeura quand il vint à Rome, en décembre 1494. Pie IV l'échangea contre un palais que la république de Venise lui donna pour son nonce. Le palais de Paul II passa à l'Autriche en même temps que la \'énétie.
On remarque à côté de l'église un important fragment de statue de femme que le peuple appelle « Madama Lucrezia ». Elle est aussi célèbre que Pasquino, Marforio et labate Luigi (1). Son costimie prouve qu'elle représentait la déesse Isis. Elle provient sans doute du grand sanctuaire égyptien
I. La statue de «Tabate Lnigi > est dans l'escalier du palais Vitali, via del Sudario. C'est une belle statue classique. Cf. Cancellieri, Notizie délie dtiejamose statue di un fitinie e di Patroclo, dette volgarmente di Marforio e di Fasqiiino, Roma, 17S9.
qui se trompait non loin de là, aux environs de St-Ignace. Le fameux « piè di marmo » doit avoir la même origine, c'est un pied votif offert à cette divinité.
§ II. Sts-Apôtres.
On a attribué à la basilique des Sts-Apôtres une origine constantinienne. Cette opinion n'a pour elle aucune preuve sérieuse; la tradition sur laquelle elle prétend s'appuyer a dû naître du voisinage des thermes de Constantin et du portique restauré par cet empereur, portique dont on peut voir des traces sous l'hôtel de la Paix. Toutefois l'église doit bien remonter au IV^ siècle. Le Liber pontificalis dit que le pape Jules 1^^ (337-352) construisit « basilicam Juliam juxta Forum ». Ces mots ne désignent certainement pas, comme l'a pensé M. Maës, S^ Maria Antiqua au Forum romain, car le catalogue libérien ajoute : « quae est in regione VII juxta forum divi Trajani ». Il est également hors de doute que la basilique de la voie Flaminienne attribuée au même pape ne peut être que celle de StA'alentin {^). Pelage le"" reconstruisit l'église des Sts-Apôtres au VP siècle, après la bataille du Vésuve et la victoire définitive de Narsès sur les Goths. La restauration fut achevée par Jean III, successeur de Pelage. L'inscription placée dans l'abside rappelait les noms des deux pontifes :
Pelagivs coepit, complevit papa lohannes Un\Tn opvs amborvm par micat et praemivm (-).
Il y avait encore d'autres inscriptions {^) ; et les suivantes (*):
Hic prior autistes vestigia parva reliquit Supplevit coeptum Papa Joannes opus