‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 341 sur 384 · Ltd. poncif · texte numérisé non relu

Ltd. poncif

STE-CÉCILE. 441

Prétextât, puis sans doute à St-Calixte. C'est probablement un souvenir de cette invention que nous avons, aux catacombes, dans les « graffiti » tracés par des prêtres dans la chapelle de Ste-Cécile, au-dessous du portrait de la martyre:

+ LEO PRS + lOHANNES PBR + MERCVRIVS P /////+ FELIX

PRESB SCRIN (arius Ecclesiae romanae .

Pour édifier la nouvelle église, il fallut détruire presque entièrement la maison antique. On conserva cependant et on transforma en oratoire la salle des bains, où l'on peut voir encore les tuyaux qui y conduisirent l'eau et l'air chauds. Une autre restauration eut lieu à la fin du XP siècle, sous Grégoire \'1I, comme l'atteste une inscription de la confession; elle dut se continuer jusqu'au XI I*^ siècle, sous Pascal II; à cette époque, on éleva le campanile et on exécuta des mosaïques et des peintures dont il reste quelques traces. L'autel fut renouvelé en 1283. En 1599, le cardinal Sfondrato fit une reconnaissance du corps de Ste Cécile, et à cette occasion ordonna diverses réparations. En 1725, le cardinal Acquaviva eut la fâcheuse idée de remplacer l'ancien toit par une voûte en bois; il faut également regretter la faute ciue commit le cardinal Doria, au commencement du XIX^ siècle, en renfermant les colonnes dans de hideux pilastres, après qu'elles eurent été piquées pour mieux faire adhérer la chaux. A la suite de ce vandalisme, il a été impossible de rendre à l'église sa forme basilicale, comme l'aurait voulu le cardinal Rampolla del Tindaro quand il entreprit la dernière restauration (1899-1901).

L' « atrium » actuel est encore celui de la basilique du IXe siècle. Deux grands vases, « canthari », l'ornaient autrefois, l'un est resté dans la cour de la basilique {^'.

Le portique fut construit au XI I^ siècle. Dans la mosaïque qui décore sa frise extérieure, on voit le buste de plusieurs Saints, Ste Cécile, S. Urbain, S. Valérien, S. Lucius. Les

I. A côté de cet atrium on établit dès le VP siècle un groupe de tombeaux. Tout récemment (1908) on a retrouvé Tinscription sépulcrale à'ane adèaiissa gratiosa qui prouve la grande antiquité du monastère {Ntiavo Bullet. cTarck. crist., 1909, p. 141).

Eléra. d'archéol. chrét. — III. ïi

murs étaient autrefois couverts de fresques, maintenant détruites. Il n'en reste qu'un seul tableau, faussement

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