STE-CÉCILE, FENESTELLA MODERNE
avec fondement comme celle de \^alérien, rien n'autorise à y voir la maison des Caecilii. De cette dernière on ne sait rien de certain; d'après une tradition, elle aurait été située dans
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la IX*= région, près du théâtre de Balbus et du portique d'Octavie. Au XI P siècle, il y avait de ce côté une église de « S. Caecilia a domo », dont parle une bulle d'Urbain III en faveur de St-Laurent-in-Damaso (1186). L'hypothèse que Valérien aurait appartenu lui-même à la « gens Caecilia » est absolument arbitraire.
En somme, les découvertes faites sous la basilique ont confirmé la tradition, consignée dans les Actes de Ste Cécile, qu'il y avait anciennement une maison en ce lieu. Et on ne saurait trop louer la munificence princière de S. Ém. le cardinal Rampolla, à qui elles sont dues.
§ III. St-Chrysogone.
Dans le voisinage de l'église de St-Chrysogone, on a découvert un ancien poste de pompiers. « La « militia vigilum », instituée par Auguste et divisée en sept cohortes, avait autant de casernes, placées sur la limite commune des deux régions que chacune devait protéger, et un certain nombre d' « excubitoria » dépendant des casernes proprement dites. C'est un « excubitorium », non une « statio », que nous voyons en face de St-Chrysogone. La cohorte avait loué pour cet usage une maison, dont on reconnaît encore les diverses pièces : en entrant, le petit «. atrium » pavé en mosaïque; à droite, le « lararium »; autour de la cour, les chambres particulières ; au fond, la salle de bains. Cet édifice, retrouvé en 1867, est du 11^ siècle. Les « vigiles » y ont tracé un grand nombre d'inscriptions à la pointe (^).
En voici deux exemples :
COH • VII VIG ANTONIANA 7 SECVNDI IMP ANTONINO AVG II ET SACERDOTEM COS OPTIO 7 TITIANVS
FLAVIVS ROGATIANVS MIL COHRT 7 SS SEBACIARIA FECIT MEN MAI SCRIPSI ÎÏÏÏ KAL IVNIAS TVTA AGO GRATIA.S EMITVLARIO
I. C. 1. L., VI, 2998-3091 ; Ann. delF Instit. arch., 1874, III ; P. E. Visconti, La coorte VII dei Vigili, ^/c. , Roma, 1867.