Urlichs, Codex iirtis Roniae (opcgraphicits, p
Élém. d'archéol. chrét. — III,
tard ce vocable fut joint au nom des églises des Sts-Côme-et- Damien et St-Jean délia Malva.
L église de S. Cosimato ne remonte qu'au X^ siècle. Nous la voyons mentionnée comme fort ancienne dans la Chronique de sœur Ursule Formicini, très importante pour l'histoire du sac de Rome (^); dans un manuscrit de Galletti, qui cite des papiers du X^ siècle extraits des archives de l'église : « SS. Cosmae et Damiani quod vocatur Mica aurea » (2); dans d'autres documents publiés par Marini et se rapportant aux années 945, 949, 969 (^ ; dans la Descriptio sanctuarii Lateranensis ecclesiae 1*; composée par un anonyme vers 1073 : « Intra urbem Ravennatium. scilicet trans Tyberim est abbatia SS. Cosmae et Damiani in vico aureo », désignation fautive que nous avons aussi dans Pietro Mallio iXII*^ siècle) (^); dans la Graphia urbis Romae du XIII^ siècle: « Palatium Domitiani in transtyberim ad micam auream » (*). Ici encore il y a une erreur, car ce palais, la « coenatio » de Domitien, dont parlent les catalogues régionnaires, était en réalité sur le Cœlius. Enfin le manuscrit de Turin (•) nomme « S. Joannes in mica aurea» 1 d'où serait venu, suivant quelques-uns, l'appellation moderne: délia Malva). Le sable de cette région devait lui donner un éclat particulier. C'est pour la même raison peut-être, ou à cause du voisinage de la Porta Aurélia, que le Janicuîe s'appela « mons aureus ».
Quand on a franchi le pittoresque portique du XI I^ siècle, on se trouve dans une cour qui correspond à l'ancien. « atrium ». On y voit une antique baignoire en granit qui servait de fontaine pour les ablutions. La façade de l'église date de Sixte I\^ (1475"*; c'est un beau spécimen du style de la Renaissance. L'église elle-même, entièrement rebâtie à cette époque, n'a pas d'intérêt archéologique. On y a fixé, à droite de l'autel, une importante inscription du XI« siècle, trouvée en 1892 dans le chœur des religieuses (ci-contre) :