‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 355 sur 384 · ST-PIERRE-IN-MONTORIO · texte numérisé non relu

ST-PIERRE-IN-MONTORIO

Dans l'expression de l'avant-dernier vers: « Micat haec domus intus et extra ». on pourrait soup<;onner une allusion au vocable de léglise, « in mica aurea ».

Il y a encore à remarquer dans ce cloître lépitaphe de Marguerite Maleti qui rappelle l'épouvantable sac de Rome de l'an 1527. — A gauche du cloître, à côté de l'escalier de l'hospice actuel, qui a succédé au monastère des Clarisses, on peut voir un fragment de pavé en mosaïque représentant des poissons et des divinités aquatiques. C'est peut-être une partie du bassin de la « naumachia » déjà indiquée.

§ V. St-Pierre-in-Montorio.

Suivant une vieille légende, Janus aurait bâti une ville sur le Janicule. comme Saturne sur le Capitole:

Hanc Janus pater. hanc Saturnus condidit arcem: Janiculuni huic. illi fuerat Saturnia nomen (').

Il y eut en effet de très bonne heure un village sur cette colline: une inscription archaïque, trouvée en 1861 près de la place Mastai, parle du « pagus Janiculensis » (-). Au sommet était une des deux citadelles de Rome, attribuée à Ancus Martius : « Janiculum quoque adjectum. non inopia locroum, sed nequando ea arx hostium esset, id non muro solum, sed etiam ob commoditatem itineris ponte Sublicio tum primum in Tiberi facto conjungi urbi placuit » {^). Des murs parallèles devaient descendre du Janicule au Tibre; le pont était au milieu, à peu près au même endroit que le pont Palatin d'aujourd'hui, comme permet de le conjecturer le cippe de \'espasien trouvé à Ste-Cécile. La forteresse a été remplacée par St-Pierre in Monforio. La « porta Janiculensis » (porte St-Pancrace y donnait accès 1*1.

Le manuscrit de Turin cite une « ecclesia S. Pétri montis aurei » (^ . C'était, dès le XI le siècle, une des vingt ab-

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