LA BASILIQUE CHRETIENNE
?; I. Origine de la forme basilicale.
LA basilique chrétienne a presque toujours la forme d'un rectangle allongé, terminé sur l'un de ses petits côtés par un hémicycle. Souvent des colonnes la partagent, dans le ,sens de sa longueur, en un nombre impair de nefs. La nef centrale est recouverte d"un toit élevé, dont les deux parties inclinées forment angle; au sommet.
Certains auteurs ont pensé qu'elle dérive, au point de vue architectural, des temples païens. Cette opinion est inadmissible. Les temples romains, comme les temples grecs qu'ils avaient imités, étaient généralement petits et destinés seulement à abriter l'autel ou la statue d'une divinité ; les sacrifices s'offraient sur un autre autel placé au dehors. Quand un temple présentait de grandes dimensions, comme celui de \'énus à Rome, c'était surtout à cause de ses portiques. Souvent en effet l'édifice était entouré d'une rangée de colonnes (périptèrei ou de deux i diptère); la façade pouvait avoir une rangée de quatre, six, huit colonnes, et davantage (tétrastyle, hexastyle, etc.). De tels édifices n'étaient guère adaptés laux: 'cérémonies de la hturgie chrétienne, qui devaient pouvoir se célébrer devant un grand nombre de fidèles. Aussi ne voyons-nous que très tard, au Vh- siècle, des temples transformés en églises, quand déjà il existait des basiliques chrétiennes.
Celles-ci ne dérivent pas non plus, à proprement parler, des basiliques civiles, « basilicae foreuses ». La basilique civile a pris naissance en Grèce; on l'appelait ,6acr!.Â!,xr,, -s-Toà [jaT!.A£w;, le lieu où le premier archonte, à'pywv ^ao-'.Asûç ,