‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 75 sur 384 · Ltb. Sacranimt. {P. Z., t. LXXVIII, col. 88 sq · texte numérisé non relu

Ltb. Sacranimt. {P. Z., t. LXXVIII, col. 88 sq

A la messe, qui suit immédiatement, tous communient, même les tout petits enfants (^). Tous les jours de la semaine de Pâques ils devront revenir à la messe et communier ; chaque jour aussi, après les vêpres, ils se rendront en procession à l'oratoire de St-Jean « ad vestem », une des ch,apelles des fonts, et à celui de la Croix (-). Ainsi jusqu'au dimanche «in Albis ». La procession aux fonts baptismaux qui, dans certains diocèses, se fait le jour de Pâques, semble être un reste de cette coutume.

II. Le Sacramentaire d'Hadrien, tel qu'il a été édité par D. Ménard, nous offre pour la collation des ordres et même pour la première tonsure une liturgie tout à fait semblable à celle d'aujourd'hui : mêmes cérémonies, et mêmes prières, quoique un peu plus courtes. La tradition des instruments y tient la même place que dans notre rituel. Xous avons au contraire une liturgie fort différente dans deux Ordhies romains, VOrdo VIII et VOrdo IX de Mabillon (3).

Lds ordres mineurs, jusqu'au sous-diaconat inclusivement (*), peuvent être conférés en tout temps et en tout lieu, « quando et ubi libitum fuerit ». C'est seulement pour le diaconat et le sacerdoce que sont requises les solennités de l'ordination publique. On ne nous indique même pas les rites de l'ordination des portiers, lecteurs et exorcistes. Ils devaient être très simples, à en juger par ceux qui étaient observés pour les acolythes et les sous-diacres. Au moment de la communion de la messe, le futur acolythe se présente au pape et reçoit sur les épaules le sac dans lequel on porte les pains consacrés (°) ; puis il se prosterne, et le pape récite sur lui une courte prière. Au futur sous-diacre on fait de plus jurer qu'il n'a commis aucun des quatre grands

1. A l'époque de la rédaction des Origines, la plupart des néophytes étaient des enfants. Mais la forme même des prières indique qu'elles avaient été composées pour des adultes, et une rubrique du Liber Sacraïuentontm suppose clairement qu'il y en a à prendre part à la cérémonie : << Et infantes quidem in brachiis dextris tenentur, majores vero ponunt pedem super pedem patrini sui. >> (P. L., t. LXXVIII, col. 90.)

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