‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 2)Chapitre 80 sur 384 · Cf. Duchesne. Les origines chrétiennes, ch. XVI · texte numérisé non relu

Cf. Duchesne. Les origines chrétiennes, ch. XVI

3. Cf. YOrdo du chanoine Benoît (P. L., t. LXXVIII, col. 1038 sq.); — Pompeo Ugonio, Historia deîk stattoni Ji Routa, 1588 ; — Piazza, Eorlerologio ovvero le sacre stazioni romane, Roma, 1702.

l'année liturgique. 63

lis, les stations liturgiques furent réglées vers 460 par le pape Hilaire: « Constituit in urbe ministeriales, qui circumirent constitutas stationes. » L'organisation qu'en fit S. Grégoire le Grand est, à peu de chose près, celle qui subsiste encore aujourd'hui. Le même pape établit pour ces réunions un cérémonial spécial, qui fut suivi pendant tout le moyen âge, et dont nous avons la description dans VOrdo du chanoine Benoît. Les fidèles, convoqués -dans une église voisine de la station (\). s'y rendaient processionnellement avec le clergé de la région à laquelle ils appartenaient ; le pape y venait accompagné du clergé palatin. Là on chantait la collecte ; puis la procession ise reformait jet se dirigeait, au chant des litanies, vers l'église stationale, où était célébrée la messe. Avant la communion, un sous-diacre annonçait la station du lendemain : « Crastina die veniente statio erit in ecclesia sancti N. ». Et la « schola » répondait : « Deo Gratias ». Dans la journée, un acolythe i)ortait au pape une petite étoupe imbibée d'huile prise à la lampe du maître-autel, et la lui offrait en disant : « Hodie fuit statio ad Sanctum X. qui salutat te. » - — « Deo gratias », répondait le pontife. De tous les morceaux d'ouate ainsi recueillis on formait un oreiller qui se plaçait sous la tête du pape après sa mort.

La station de Ste-Sabine, « in capite jejunii », était la plus célèbre, elle est encore plus fréquentée que les autres ; le pape y assistait toujours. Il faut observer que l'imposition des cendres ne se faisait pas à Ste-Sabine même, mais dans l'église de la « collecta », à Ste-Anastasie.

^'oici la liste de toutes les stations et des jours où elles tombent. Un humaniste de la Renaissance l'a mise en vers ; on ne lira pas sans plaisir cette pièce encore inédite {^) :

Qui tua prae.sidio .sanctoruni crimina lulli

Quaesieris voti me duce compo.s eri.s Festa quadragenae nec sit grave tempora serva

Ouaeque dies veniam continuata dabit

Page 1