Rom. sott., t. I, p
Guide des catacombes romaines. 2
l8 GUIDE DES CATACOMBES ROMAINES.
plus celle de Servius Tullius, mais celle d'Aurélien (270-275) achevée par Probiis, dont parle Vopiscus, c'est-à-dire l'enceinte actuelle (^).
Les voies romaines, sur lesquelles se trouvaient les tombeaux, étaient, au témoignage de Denys d'Halicarnasse, les •plus admirables monuments de la civilisation de Rome, avec les aqueducs et les égouts. Elles furent sous la surveillance d'abord des censeurs, puis de magistrats spéciaux, les « curatores viarum », dont nous avons la plus ancienne mention dans l'inscription du pont Fabricius (an de Rome 692) :
L • FABRICIVS • C • F • CVR • VIAR • FACIVNDVM COERAVIT • IDEMQ • PROBAVIT.
On a pensé que cette magistrature fut instituée parSylla. Suétone, il est vrai, semble dire qu'elle fut établie par Auguste : « Nova oflFicia excogitavit... curam operum publîcorum, viarum, aquarum, alvei Tiberis... » (2) ; mais peut-être doit-on entendre ces paroles d'une simple réorganisation. Ensuite les empereurs, comme censeurs, retinrent l'administration générale des voies ; il y eut seulement des « curatores » particuliers, « curator viae Flaminiae, viae Aureliae » , etc., jusqu'au IV^ siècle ; on voit encore ce titre donné à Lucius Optatus, consul en 334. Aux V* et VI^ siècles, les monuments citent la charge de « praepositus » ; on a, au cimetière de St-Valentin, l'inscription chrétienne d'un « praepositus de via Flabinia ».
Les voies, au sortir de la ville, étaient assez étroites, plus larges cependant que celles de l'intérieur de Rome. Les voies consulaires en général sont toutes droites ; aussi présententelles parfois de fortes pentes, comme la via Appia près d'Albano, ou nécessitent-elles des substructions dans les vallées. Leur pavé était du silex au milieu, de la « glarea » sur les trottoirs (« crepidines »), qui étaient bordés de pierres plus élevées, «gomphi,umbones», servant peut-être à monter achevai. Immédiatement après les trottoirs s'élevaient les tombeaux,