Cf. de Rossi, Bullettine, 1865, p
2. Cf. Marucchi, La cripta storica dei SS. Pietro e Marcellino rece/iiemente scoperta sulla via Labicana, dans le Nuovo bnlleit. di arch. crist., 1898, p. 137-194 ; — Wilpert, Le pittiire recentemeiiie scoperie nel ciinitero dei SS. Pietro e MarcelltJio, ibid., 1900, p. 85-97.
3. Cf. Henzen, Iscrizioni receniemenie scoperte degli <i Equités singtdaresf/, Roma,
qu'il plaça dans leur crypte funéraire et que nous connaissons par les recu-eils épigraphiques :
MARCELLINH TVOS PARITER PETRE NOSSE TRIVMPHOS PERCVSSOR RETVLIT DAMASO MIHI CVM PVER ESSEM HAEC SIBI CARNIFICExM RABIDVM MANDATA DEDISSE •SENTIBVS IN MEDIIS VESTRA VT TVNC COLLA SECARET NE TVMVLVM VESTRVM aVISQ.VAM COGNOSCERE POSSET VOS ALACRES VESTRIS MANIBVS MVNDASSE SEPVLCRA CANDIDVLO OCCVLTE POSTQ.VAM lACVISTIS IX ANTRÔ POSTEA COMMONITAM VESTRA PIETATE LVCILLAM HIC PLACVISSE MAGIS SANCTISSIMA CONDERH MHMBRA
D'après les Actes, leurs corps furent déposés près d'un autre martyr de la même persécution, S. Tiburce, fîls du préfet de RomeChromatius:«Eorum corpora(sepelivit)in crypta juxta S. Tiburtium. » Un S. Gorgon fut mis à mort à Nicomédie (i). Nous ne savons pas s'il doit être identifié avec celui de Rome. S. Damase dédia aussi à ce dernier une inscription, qui n'a pas été retrouvée, mais dont on connaît le texte ; il y fait allusion à un groupe principal de martyrs près desquels se trouvait le tombeau de celui-ci :
MARTYRIS HIC TVMVLVS MAGNO SVB VERTIGE MONTIS GORGONIVM RETINET SERVAT Qyi ALTARIA CHRISTI HIC aVICVMQVE VENIT SANCTORVM LIMINA QVAERAT INVENIET VICINA IN SEDE HABITARE BEATOS AD COELVM PARITER PIETAS QVOS VEXIT EVNTES
Quant aux quatre Couronnés, leur histoire est très obscure; on peut dire qu'elle constitue un des plus difficiles problèmes de l'hagiographie primitive. Leurs Actes, qui ne sont pas antérieurs au VI^ siècle, ont été longtemps méprisés ; des travaux récents ont montré qu'on y peut discerner plusieurs documents (2). La Passio parle de quatre marbriers de Pannonie, qui faisaient toutes sortes de statues, même
1. Cf. Euseb.. H. E., viii, i, 6 {P. G., t. XX, col. 740, 753).
2. Cf. Wattenbach, Sitzun^sberichte der Wien. Acad., 1853, p. 115-137; et Sttzungsber. der Berlin. Acad., 1896, II, p. 1281-1302; — de Rossi, Bnllet., 1879, p. 45-90; — Erbes, Zeitschrift fur Kirchengeschichte, 1882, p. 466 sq.
des statues mythologiques, quand elles ne choquaient pas ouvertement les croyances chrétiennes, celles, par exemple, du cycle cosmique qui a servi aussi aux artistes des catacombes ; mais qui refusèrent obstinément de faire l'idole d'Esculape, et à cause de cela furent mis à mort, On rapporte ensuite que Dioclétien, étant venu à Rome, fit mettre la statue d'Esculape dans les thermes de Trajan : quatre soldats, plutôt que de l'adorer, préférèrent mourir martyrs ; comme on ne savait pas leurs noms, on leur donna ceux des quatre marbriers martyrisés le même jour '8nov.;. deux ans plus tôt, en Pannonie. On trouve enfin à Albano un autre groupe de quatre Saints qui portent les mêmes noms que les quatre Couronnés. L'ancien calendrier libérien donne simplement cette indication : ''< V id. nov. Clementis, Semproniani, Claudi, Xicostrati in comitatu. »
Sur les tombeaux de tous ces martyrs, il y eut, à l'époque de la paix, des basiliques et des oratoires, mentionnés par les Itinéraires.
Le grand monument local, le mausolée de Ste Hélène ('), à Tor Pignattara, est ericore assez bien conservé ; il a d'ailleurs toujours été connu ; c'est de là que provient le magnifique sarcophage en porphyre que l'on voit au musée du Vatican.
Près du tombeau de sa mère, Constantin éleva une basilique en l'honneur des SS. Pierre et IMarcellin (2). Hadrien I^f la décora et y construisit un escalier pour les pèlerins (3). Les corps des deux saints martyrs restèrent dans la crypte jusqu'en S26, sous Grégoire IV ; alors ils furent volés et emportés en France, puis en Allemagne ; ils sont encore à
1. Les Martyrologes, les Actes et les Itinéraires font mention de ce monument. Toutefois les expressions des anciens historiens peuvent faire naître quelques doutes stir le lieu exact de ia sépulture de Ste Hélène, les uns semblant dire qu'elle mourut à Constantinople et y fut enterrée, les autres aflSrmant qu'elle y fut transportée a une époque postérieure. Cf. Lib. fontif., édit. Duchesne, p. 198; — Eusèbe, De vit. Const., III, 47 (P. G., t. XX, col. 1105-1107); — Zonaras, Annal., XIII, 4 [P. G., t.CXXXIV, coll. 1116); — Niceph. Callixt., Eccksiast. hist., VIII, 31 (P. G., t. CXLVI, col. 120).