Inscrip. christ., t. II, p
scription certainement chrétienne 1X(-)VC • ZCUNTUJN, « le poisson des vivants », au-dessous de laquelle sont représentés deux poissons se dirigeant vers une ancre. Comme tous
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les cippes, celui-ci devait être placé. dans un cimetière extérieur. Il est actuellement au Musée Kircher.
Le corps de S. Pierre ne resta pas toujours dans son tombeau primitif. Pendant la persécution de Valérien (258), ainsi que l'indique le calendrier filocalien, il fut caché, avec celui de S. Paul, dans la célèbre Platonia du cimetière de St-Sébastien. Il dut être rapporté au Vatican en 260, après la restitution des cimetières à l'Église sous Gallien (').
Constantin fit construire sur le tombeau une magnifique basilique, dont nous avons la description. Le Liber pontificalis ajoute qu'il fit orner le sarcophage de l'apôtre et y plaça une croix d'or sur laquelle était gravée cette inscription, dont le texte a été copié par Pietro Mallio :
CONSTANTINVS • AVG • ET • HELENA • AVG • HAN'C DOMVM . REGALEM auro décorant qiia'v. SIMILI FVLGORE • CORVSCANS • AVLA • CmCVMDAT (2)
Cette croix était probablement monogrammatique, car la vraie forme de la croix n'était pas encore en usage.
1. Cf. Notions gétiéraks, p. 50-53, où on trouvera indiquées différentes opinions relatives à ces translations.
2. Restitution de M. Rcssi, Inscript, chiiit., II, p. 200. Cf. Lib. fontif. in vit. Sylvestri.
PLAN DE ST-PIERRE, d'après Benedetto Diei.
La basilique construite, le cimetière prit une grande extension ; le Vatican se couvrit d'édicules, de tombeaux, de mausolées. Le pape S. Damase y exécuta des travaux considérables, édifia le baptistère, réunit les eaux qui envahissaient les* tombes. L'inscription qu'il composa pour le baptistère (^) ne parle pas de S. Pierre ; sans doute il jugeait que son tombeau était assez connu au Vatican ; à la Platonia, où le souvenir de la translation pouvait se perdre, il eut soin, au contraire, de le perpétuer par une inscription.
Parmi les monuments anciens les plus importants du cimetière Vatican, il faut noter les sarcophages de Junius Bassus et d'Anicius Petronius Probus. Junius Bassus mourut préfet de la ville, peu de temps après son baptême (359). Son sarcophage est aujourd'hui dans les grottes Vaticanes.
Le mausolée d'Anicius Petronius Probus (-) et de sa femme Anicia Proba se trouvait à gauche derrière l'abside. Il resta intact jusqu'à Nicolas V ; on le détruisit lors de la construction de la nouvelle basilique. Les sarcophages sont conservés dans la chapelle actuelle de la Pietà, ainsi qu'une copie de l'inscription originale. Voici un passage remarquable de cette inscription :
DITES OPVM CL.\RVSQVE GENV PRAECELSVS HONORE
FASCIBVS ILLVSTRIS CONSVLE DIGNVS AVO TRAXSCEXDIS SENIOR DONATVS MVNERE CHRISTI
HIC EST VERVS HOXOR HAEC TVA NOBILITAS LAETABARE PRIVS MEKSAE REGALIS HONORE
PRINCIPIS ALLOQ.VIO REGIS AMICITIA NVXC PROPIOR CHRISTO SANCTORVM SEDE POTITVS
LVCE NOVA FRVERIS LVX TIBI CHRISTVS ADcST.
(Coil Vat. Ollohvi. zUi).
Il y avait encore les mausolées de la famille impériale. Valentinien II y fut déposé au IV*^ siècle. Le tombeau d'Honorius et de sa femme Marie, fille de Stilicon '^ 423)^
2. Ce personnage exerça une haute charge à la cour de l'empereur Honorius.
dont Paul Diacre (ï) indique la place «juxta B. Pétri Apostoli in mausoleo », fut retrouvé sous Paul III (1544). Le trésor qu'il renfermait a malheureusement été dispersé ; mais Bosio (2) nous en a laissé la description.
Au VI^ siècle appartient le tombeau de S. Grégoire le Grand, l'illustre pape dont les conquêtes pacifiques lui ont fait donner dans son épitaphe le titre de « consul de Dieu » (3) ; au VII^, celui de Cedwall, roi des Saxons, mort à Rome où il était venu recevoir le baptême, comme nous l'apprend le vén. Bède ("^).
Dans la seconde partie du VI 11^ siècle, Paul P'" fit du monument d'Honorius une chapelle en l'honneur de sainte Pétronille, dont le corps venait d'être transporté de la voie Ardéatine au Vatican. L'inscription primitive
AVRELIAE . PETRONILLAE . FIL • DVLCISSIMAE •
est aujourd'hui perdue ; M. de Rossi en a retrouvé le texte dans un manuscrit de Pierre Sabin (XV^ siècle) de la bibliothèque de St-Marc à Venise (5).
. Au IX^ siècle, la basilique fut profanée par les Sarrasins, sous le pontificat de Serge 1 1 (846), ainsi que l'atteste le Liber pontificalis. On peut supposer que le sarcophage de S. Pierre était resté visible jusqu'alors et qu'on le cacha en cette circonstance ; nous n'avons en effet sur ce précieux monument aucune indication postérieure au IX^ siècle.
La basilique actuelle fut commencée au milieu du XV^ siècle et achevée au XVII^. De la basilique Constantinienne nous avons plusieurs descriptions et représentations graphiques faites par des écrivains des XV^ et XVI^ siècles.
Les plus récents essais de reconstitution sont ceux de M M. Muntz, Geymiiller, Lanciani, de Rossi (^), le P. Garrucci,