Cf. de Rossi, Bullett'., 1867, p
2. P. L., t. XXXIX, col. 2100-2102. Dans sa dissertation De authenlico Romani Pontificis inagisterio, p. 17 sq., S. Éin. le Cardinal Rampolla soutient que ces deux discours sont réellement de S. Augustin.
au moins en France, un décret du concile de Tours de l'an 565, où nous lisons: « Sunt etiam qui in festivitate cathedrae domni Pétri apostoli cibos mortuis offerunt et post missas redeuntes ad domos proprias ad gentilium revertuntur errores, etc. » {^). Il est donc vraisemblable que notre « graffito >, daté du mois de février, a quelque rapport avec la chaire de S. Pierre ; d'autant plus que les nombreux « graffiti» du même lieu contiennent des prières pour les morts et font penser à une commémoraison spéciale des défunts, telle que celle qui, au I V'^ siècle, se rattachait à cette fête (2). La concision même de l'inscription nous persuade qu'il y est question d'une circonstance très connue, facile à saisir pour tout le monde, surtout en cet endroit, et qu'on ne jugeait pas nécessaire de spécifier à quelle occasion on avait accompli ce rite. La fête de la chaire se célébrait, il est vrai, le 22 février ; mais de Rossi a remarqué, après Mazzocchi, que beaucoup, suivant un usage oriental, l'anticipaient de dix jours ; c'est le 12 que le Caloidrier Napolitain fixe le « dies quo electus est Sanctus Petrus papa » {^). Et nous pouvons soupçonner cette date dans notre « graffito » : la formule IIDVS ("^), même si elle était précédée d'autres signes aujourd'hui invisibles, ne se vérifiait que du 6 au 12 février. Or nous ne trouvons à cette date aucune fête de martyr célèbre enterré certainement au cimetière de Priscille;il est donc très difficile d'y voir la mention d'un anniversaire de martyr, et dès lors très raisonnable de la rattacher à la fête de la chaire. Au fond, la question du jour précis n'est pas essentielle: les trois visiteurs purent anticiper de quelques jours leur visite commémorative (5). En rapprochant toutes ces remarques du Catalogue de Monza,