ROMA
Yidna Pellegnni
Galeries ciméiériales de la Via Aurélia.
PECORI DVLCIS AN'IMA BENIT IN CIMETERO VII lUVS IVI. DP POSTERA DIE
MARTVRORV
On a cru que les martyrs mentionnés ici étaient les fils de Ste Félicité (i). Cette opinion est bien inadmissible. D'abord il serait étrange de rencontrer sur la« Via Aurélia» la mention, sans les noms, de martyrs enterrés sur une autre voie. Puis
£n trée
( Villa PamfilfJ
la date'vil IDVS IVLmarque, non le lO juillet, fête des fils de Ste Félicité, mais le 9, octave de la fête des SS. Procès et Martinien, qui tombe le 2 de ce mois.
Il faut peut-être reconnaître le centre de la catacombe
I. C'est une simple supposition de M. de Rossi. Cf. mon article dans la R'ômische Quartahchrift, 1897, n. 3.
vers la seconde entrée de la villa Pamfili. Il y a Jà en effet une importante région cimitériale, des galeries creusées avec une grande régularité, plusieurs tombeaux encore fermés, et çà et là des constructions anciennes destinées à consolider les parois. Il reste même des traces d'un ancien escalier. Des infiltrations d'eau, provenant peut-être de l'aqueduc de Trajan, ont produit de magnifiques stalactites. On pourrait faire là des fouilles sans doute assez importantes : qui sait si elles n'amèneraient pas la découverte de quelque souvenir de S. Pierre ? De ce souterrain provient l'inscription suivante conservée dans les fiches de Marini que possède la bibliothèque Vaticane :
G CASTITATIS VNICE FEMI ^ NE CVIVS SEMPER CIRCA MA T RITVM AMOR SINGVLARIS AP I PARVIT /////
Si on pénètre dans les galeries accessibles de la vigne Pellegrini, on y constate une dévastation complète. Les « loculi », très grands, indiquent une haute antiquité. Sur la chaux de huit ou neuf on relève les signes ^x;; x x''. Aucune inscription sur marbre n'est restée à sa place. Mais il y a quelques « graffiti ». Voici les tiois plus lisibles :
AMATIA