I. Supr., p
Ce supplément m'est suggéré par l'épitaphe, rapportée plus haut, d'une enfant née «in civitate Interamnatium » (»).
Inscription opisthographe, qui se trouve maintenant isolée, sur le sol du cimetière ; d'un côté :
HIC • PÛSITVS . EST • MAXIMVS • Q.VI VIXIT ANNVS PM • LXX PRAEPOSITVS DE VIA FLABINIA
LOC . FILICESSIMES de l'autre :
N . FRESIDIVS . SABBIO
SIBI . ET . LIBERTIS • LIBERTABVS
POSTERISQVE • EORVM
Le marbre a servi deux fois. Préparé d'abord pour le tombeau païen de Numerius Fresidius Sabbio, personnage du i^"" siècle de l'empire, il fut ensuite, au IV^ siècle, employé pour fermer un tombeau dans le cimetière de St-Valentin. Dans ce tombeau reposèrent deux personnes : une femme du nom de Felicissima, et un Maxime, « praepositus de via Fiaminia ». Cette charge était jusqu'à présent inconnue. En commentant notre inscription (2), de Rossi a fait remarquer que lorsque cessent, au IV® siècle, les « praefecti vehiculorum », on trouve des « praepositi cursus publici » nommés dans les lois du IV^ et du V^ siècle, qui étaient préposés au service postal, spécialement aux stations, « mutationes ». Ils formaient une milice et portaient la chlamyde accrochée sur l'épaule. De fait on a trouvé près de l'épitaphe de Maxime deux joyaux d'or, conservés par la Commission archéologique municipale,
//////// Q.VANDOaVIDEM CITIVS FATA DOLore previuni HIC POSITVS EST LASCIVS SCOLAsticus Q.VI VIXIT ANNOS XVIItl MEX • VX • D/<;i///
Le qualificatif « scholasticus », qui accompagne le nom du défunt, signifie, au IV'^ siècle et plus tard, rhéteur ou avocat.