‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 3)Chapitre 37 sur 366 · Rom. soit., 1. II, c · texte numérisé non relu

Rom. soit., 1. II, c

3. Cf. art. de M. Tomassetti, dans le Nuovo bullett. di arch crist. , 1899, p. y^-

4. Cf. de Rossi, Hom. soi/., t. III ; — BulUiiino, 1868, p. 25, 31, 48, 84 ; — 1869, p. I ; — 1874, p. 131.

5. Ce sarcophage est conservé dans le palais deSte-Marie-Majeure.

CIMETIÈRE DE GENEROSA. 6

MARTYRES . SIMPLICIVS • ET FAVSTIXA'S Q.VI PASSI SVNT IN FLVMEN TIBERE • ET POSI TI SVNT IN CIMITERIVM GENEROSES • SVPER FILIPPI

Faustin et Sîmplice furent martyrisés dans la grande persécution de Dioclétien, probablement le 29 juillet 303, et jetés dans le Tibre. Leur sœur Béatrix, aidée par les prêtres Crispus et Jean, recueillit leurs corps et les déposa dans un cimetière qui se trouvait au VI^ mille dans la propriété d'un certain Philippe, «ad sextum Philippin. Victime de la même persécution, Béatrix fut aussi enterrée dans ce cimetière. A la fin du \'I I*^ siècle ^ôSt,) le pape Léon II transporta leurs reliques à Ste-Bibiane; l'inscription du sarcophage date de cette époque, comme le prouvent la paléographie, la grossièreté du monogramme et l'indication du cimetière, qui eût été parfaitement inutile tant que les corps étaient restés au lieu de leur sépulture'primitive.

On ne savait pas autre chose jusque vers le milieu de ce siècle. D'importantes découvertes ont été faites de 1S58 à 1874. D'abord celle du bois des frères Arvales et du temple de la déesse Dia. Le collège des Arvales était très célèbre, très ancien ; on faisait remonter son origine jusqu'à Romulus. Son histoire et son organisation sont connues par les inscriptions qu'a publiées Mari ni sous le titre : G/i atîi e inonumenti dé fratelli Arvali raccolti e covimentati (Rome, 1795)- En 1858, on commença à recueillir quelques inscriptions analogues entre le 6^ et le 7^ mille de la voie de Porto, près du village moderne de la Magliana. Les fouilles, faites d'abord au hasard, furent continuées méthodiquement par l'Institut archéologique allemand, sous la direction de !M. Henzen, qui en a publié les résultats dans les Acta fratniin Arvalhini qitae siipersnnt (Berlin, 1874). On retrouva les soubassements du temple rond qui fut attribué par quelques-uns à la déesse Dia et par d'autres à 1' « Augusteum ^ (la maison actuelle).

La mêmes fouilles amenèrent la découverte d'un petit édifice construit au IV^ siècle [3]; on y reconnut une basilique chrétienne, dont il ne reste que l'abside et une partie des murs. Au milieu des ruines on releva un fragment d'épistyle avec Tinscription damasienne:... STINO 0" VIATRICI J^.. On y était donc dans la basilique des Sts-Faustin, Simplice etBéatrix. Derrière l'abside on put pénétrer dans les galeries de la catacombe, qui conduisirent immédiatement au tombeau des martyrs [2].

Il est aisé de reconstituer l'épisode de la déposition des corps pendant la persécution de Dioclétien. A cet endroit de la voie de Porto il y avait une carrière. Le bois sacré était abandonné ; le collège des Arvales était peut-être dissous ou avait transporté ailleurs son centre de réunion : en efifet on n'a pas retrouvé là d'inscriptions arvaliques postérieures à la moitié du 111^ siècle. Le lieu était même devenu dangereux ; les voyageurs y étaient dévalisés et même assassinés par des brigands, ainsi que le témoigne une inscription funéraire peut-être chrétienne :

IVLIO TIMO

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